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un seul bain de perchlo

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1 un seul bain de perchlo le Lun 5 Déc 2016 - 12:00

Admin / jean-claude

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Admin
Bonjour les héliograveurs
je suis assez perplexe devant cette hélio de Jennifer sur son site Cape Fear Press.
le positif est imprimé avec ue epson1430 qui n'est pas spécialement recommandée pour les impression monochrome (mauvaise neutralité des noirs)
la morsure n'a nécessité qu'un seul bain !
pourtant le résultat me semble de belle qualité, d'après  évidemment ce qu'on peut en juger à l'écran.

http://aquatinte.forumactif.com

2 Re: un seul bain de perchlo le Lun 5 Déc 2016 - 18:59

carlesmitja

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Admin / jean-claude a écrit:Bonjour les héliograveurs
je suis assez perplexe devant cette hélio de Jennifer sur son site Cape Fear Press.
le positif est imprimé avec ue epson1430 qui n'est pas spécialement recommandée pour les impression monochrome (mauvaise neutralité des noirs)
la morsure n'a nécessité qu'un seul bain !
pourtant le résultat me semble de belle qualité, d'après  évidemment ce qu'on peut en juger à l'écran.

Oui, Jean-Claude. Jennifer utilise la EPSON 1430, mais avec le logiciel QuadTone RIP qui résolue la question des noirs.  Paul Taylor de Renaissance Press il est aussi travaillant avec un seul bain de perchlo. Jon Goodman, a essayé mais il est revenu au travail avec deux bains.

L'utilisation d'un seul bain, est le méthode qu'on a toujours utilisé dans l'industrie d'impression. Dans ce cas, avec trames en demi ton pas trop petites, la gamme tonale est très réduite et il y a pas des problèmes surtout si on utilise la plaque à cuivre déjà curvée sur un cylindre qui roule à une vitesse constante dans le bain de perchlo et on contrôle soigneusement la température. Tous les détails son parfaitement décrits dans les livres de H. M. Cartwright des années '60.

Avec une installation non industrielle, comme est le cas des héliograveurs, il est un peu plus difficile achever une gamme tonale complète avec un seul bain, mais il est pas impossible. Tu sais que je suis travaillant la morsure avec seulement deux bains et j'ai fait des essaies avec un seul bain aussi. Pour le moment, j'ai pas encore complètement réussi mais je suis convaincu que c'est possible. Je suis travaillant dans un contrôle très précis de la température (20ºC ± 0,5ºC). Il faut être capable aussi de régler la concentration avec une précision de 0,1ºBé.

Une fois on a déterminé le temps totale de morsure pour avoir un bon noir sans open bite (densité du positif, trame et temps d'exposition), la concentration en ºBé doit être réglé de façon que la morsure progresse jusque un blanc net. La linéarité de la gamme tonale on la peut contrôler avec une courbe dans le logiciel d'impression du positif (Photoshop ou autres).

Ces méthodes, avec deux ou un seul bains et un temps de morsure fixe, conduisent à une simplification de la méthode générale, une réduction de l'espace nécessaire et surtout à une préservation dans l'estampe de la gamme tonale de l'image original. À mon avis, ce aspect est très important dans le cas de la Photographie.

http://www.carlesmitja.com

3 Re: un seul bain de perchlo le Mar 6 Déc 2016 - 0:24

remi bonnefoy


bonsoir jean claude

beurk

compares ça et ça et ouvres les yeux, .. les yeux du renard !

https://img0.etsystatic.com/066/0/11105277/il_fullxfull.786888282_nu3u.jpg



Dernière édition par remi bonnefoy le Jeu 20 Avr 2017 - 2:13, édité 1 fois

4 Re: un seul bain de perchlo le Mar 6 Déc 2016 - 9:52

carlesmitja

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remi bonnefoy a écrit:
bonsoir carlesmitja

on a toujours utilisé plusieurs bains en héliogravure et ce depuis toujours. c'est en tout cas comme ça que la technique a été enseignée, en Europe, dans les écoles à la belle époque.seul quelques rare industriels américains ont essayé le mono bain mais leurs tirages ont toujours été de qualités inférieures, juste suffisante pour la presse.
les industriels allemand ont pratiqué le trois bains mais la aussi pour de la qualité inférieure,bien que pas trop mal, seul le rendement comptait.

pour ce qui est de l'héliogravure aujourd'hui,  je crois que la qualité du rendu est à mettre en priorité, et chercher à simplifier une technique au détriment de la
qualité est une erreur.l'impression numérique marche très bien, les rendus excellents, ça prend pas de place, c'est propre et rapide.
que recherchez vous ?

rémi



Bonjour Remi Bonnefoy.

Je sais que ce affaire va être polémique. Je vais essayer de répondre avec la majeur neutralité de que je suis capable. À ta question "que recherchez vous?", je dis:

Je suis un photographe qui prend de photos et que, après le traitement dans l'ordinateur, achève une image avec un très belle plage de tons et le niveau de contraste que considère convenable a chaque situation. Se balader par la Nature. Être réceptif à ce que nous entoure. Voir, regarder. Placer le trois pied. Régler l'exposition et faire le click. De retour à la maison, traiter l'archive RAW avec soin. Essayer les modifications locales de contraste. Remémorer les sensations du moment de la prise. Voir, regarder encore une fois. Laisser passer le temps. Revoir à lendemain. Un peut tout changer (ou non) et voilà. L’IMAGE est là. Jusqu'ici la création.

Selon les images, l'archive va rester à l'ordinateur ou dans un disque externe. Quelque fois il va être imprimée au jet d'encre et de temps en temps, je considère aussi la possibilité de montrer l'image en hélio. D'ici en avant, et je peux être en erreur, c'est pour moi le temps du métier (à pas confondre avec l’Art). J'ai déjà l'image et je veux une reproduction. Sur papier de bonne qualité, avec de l'encre, c'est vraie, mais une TRÈS BONNE reproduction de ce que j’ai déjà créé d'auparavant. Pour le moment et après environ soixante-dix essais avec une échelle de gris test et quelques images de paysages et natures mortes, je suis venu à quelques conclusions:

- Les opérations d'exposition à la lumière UV, la pénétration du perchlo dans la gélatine et la morsure du cuivre sont pas phénomènes de caractère linéal.
- Que l'utilisation de plusieurs bains de perchlo pour la morsure est seulement une solution que cherche à résoudre cette manque de linéarité et l'incertitude devant l'impossibilité apparente d'obtenir un bon résultat.
- Passer d'un bain de perchlo a l'autre plus dilué et revenir quelquefois aux plus concentrés, au fur et à mesure qu'on juge visuellement, peut être amusant mais on a pas la sûreté d'obtenir le résultat qu'on désire (nous avons déjà déterminé, au positif, quelle est l'image que nous voulons).
- Encore ce méthode ne garantie pas que le noir soit plus ou moins constante et profonde d'une fois à l'autre. Si la progression montre un avance trop vite vers le blanc, souvent on arrête et le noir a pas reçu la morsure idéale.

Dans mes années de recherche à l'Université, j'ai apprise qu'il faut questionner les choses pour, quelquefois, les changer à meilleur. Profiter les possibilités que nous offrent les nouvelles technologies, c'est souvent la façon d'avancer. Peut être tout ça a un son pas romantique. Pour certaines peut être même entendu comme superbe. Rien de plus mon intention. Quand je utilise seulement deux bains de perchlo et envisage d'en utiliser seulement un, c'est vraie qu'on a besoin de moins espace et que la procédure est moins encombrante, mais je la considérerais pas si ça comporte une perte de plage de gris. Au contraire et dans certaines aspects, la réduction du nombre de bains est pas si facile comme il peut apparaître, donc ce méthode exige un contrôle de la température très précis (0,5ºC) et aussi une exactitude en la concentration du perchlo (0,1ºBé). Ça c'est moins exigeante avec deux bains. Par rapport à la plage de gris, mes résultats avec deux bains sont, actuellement, meilleurs que ces que j'ai pu achever avec quatre et cinq bains et la suite visuelle de la progression de la morsure. Les résultats avec le test échelle de gris sont concluants et font pas partie de l’opinion.

Finalement et comme je envisage une certaine critique dans le ton, je voudrais finir avec quelques remarques. J'ai pas l'intention de convaincre à ces qui veulent suivre à pratiquer les dites techniques anciennes de façon si proche que possible aux méthodes originaux. Il s'agit d'une option aussi valide que les autres. Mais j'ai déjà expliqué qu'il est pas mon choix. En fait, je ne compte pas de convaincre quiconque. Je partage juste mes expériences si elles sont d'intérêt pour les autres praticiens. Je suive à être un photographe qui veut montrer quelques de ses images dans une des formes plus belles qu'on peut choisir pour finir une photographie. La méthode est pour moi seulement le chemin, pas l'objectif.

Amitiés, Carles

http://www.carlesmitja.com

5 Re: un seul bain de perchlo le Mar 6 Déc 2016 - 11:06

Admin / jean-claude

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Admin
Voila un ébat intéressant, il n'est pas question de polémiquer mais d'échanger des point de vues sur la pratique mais plus encore sur les résultats obtenus au sortir de la presse taille douce.
C'est vrai que cette hélio de Victor Hugo est sublime et peut constituer un modèle de ce qu'il faut s'efforcer d'atteindre

En ce qui me concerne et mon expérience est certainement petite par rapport aux vôtres, j'ai été beaucoup marqué par les propos et surtout les travaux de Pierre Brochet qui procédait de manière traditionnelle pour faire ses magnifiques héliogravures.
Il préparait ses films positifs par la  technique argentique, au début avec du film ortho Guilleminot puis ensuite avec du Bergger BPF 18 . Avec ce dernier film il était plus difficile d'avoir un contraste assez élevé mais on y parvenait avec des révélateurs adéquat.
J'ai utilisé le film Ilford ortho qui donne de bons résultats mais voile facilement (80 iso), attention à l'éclairage du labo!
P.B. gardait secrètes certaines opérations, bien que passant des heures avec lui dans son labo je n'ai jamais pu voir le coulage de la gélatine à la tournette.
Pour moi l'hélio c'était cela et je suis un peu rebuté par l'utilisation des transparents jet d'encre avec lesquels il faut jouer des courbes de PhotoShop, cela me parait long et quelque peu incertain à moins de passer des heures à faire des calages de parametres. Mais il s'agit ici de mes connaissances insuffisantes de cette technique.

Pour en venir à la morsure je n'ai en effet connu que la méthode en plusieurs bains, quatre ou cinq, plus rarement trois.
Mais pour obtenir ses belles hélios P.B. ne suivait pas la progression sur une échelle de gris comme JD Lemoine ou C. Plessier: PB regardait attentivement la plaque et changeait de bain en fonction de ce qu'il voyait et de sa grande expérience.

Comme mon atelier actuel est moins spacieux, la réduction du nombre de bains m'intéresse, à moins de ne pas dépasser le format 5x7.

Cependant je suis un peu refroidi en te lisant Carles , il apparait que pour réduire, avec succès, le nombre de bains il faut augmenter  énormément la précision dans la préparation du positif jet d'encre, travail et réglages minutieux sous photoshop, encres piezo éventuellement, température précise des bains, concentration en fractions au 1/10 de degré B.
On perd la possibilité de contrôle par l'examen continu  de la morsure.

Au fond cela me fait penser à l'ancien débat:  développement argentique par inspection (films ortho ou panchro désensibilisé) où l'expérience était l'outil principal et le développement "automatique" température et durée.
A ce sujet je dois préciser qu'avec les lunettes avec intensification de lumière on peut développer du panchro dans l'obscurité le nez au dessus des cuvettes, c'est épatant. Je le pratique couramment.

http://aquatinte.forumactif.com

6 Re: un seul bain de perchlo le Mar 6 Déc 2016 - 11:51

carlesmitja

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Admin / jean-claude a écrit:
... Pour moi l'hélio c'était cela et je suis un peu rebuté par l'utilisation des transparents jet d'encre avec lesquels il faut jouer des courbes de PhotoShop, cela me parait long et quelque peu incertain à moins de passer des heures à faire des calages de parametres. Mais il s'agit ici de mes connaissances insuffisantes de cette technique...

... Cependant je suis un peu refroidi en te lisant Carles , il apparait que pour réduire, avec succès, le nombre de bains il faut augmenter  énormément la précision dans la préparation du positif jet d'encre, travail et réglages minutieux sous photoshop, encres piezo éventuellement, température précise des bains, concentration en fractions au 1/10 de degré B.
On perd la possibilité de contrôle par l'examen continu  de la morsure...

Bonjour Jean-Claude. On voit autant de préférences comme praticiens!

Certes, l'image numérique peut être ennuyante. Dans mon cas et à travers d'une expérience de plus de vingt ans avec image numérique scientifique, est pas un problème. Au contraire, je suis très à l'aise.

Par rapport à la morsure et le contrôle de la température, c'est pas difficile a résoudre pour deux ou un seul bain. Je fixe la temperature du studio à 20-21ºC (pas difficile en hiver avec un chauffage contrôlable). Après deux jours, ça devient en que les bacs, les perchlo et presque tout est à la même température (20-21ºC). Au moment de la morsure, les bacs de perchlo ils sont dedans un autre bac plus gran. Il y a aussi un thermomètre dans chaque bain. En ajoutant de l'eau du réseau au gros bac (froide en hiver) on achève les 20ºC avec certaine facilité. Si la température baisse un peu trop, on peut sortir, de manière extemporanée, le bac du perchlo en dehors du gros bac. Il est important que les thermomètres aient une plage de température réduite que permet bien voir la séparation entre chaque repère. On s'avance ainsi à les petites fluctuations. Je pense que la température est aussi très importante dans le cas de plusieurs bains.  

La précision des ºBé a seulement besoin d'aréomètres avec indications en 0,1ºBé. Ici en Espagne, ils on le même prix que les autres. Avec la technique de deux bains de perchlo, j'utilise un espace de 1,5m x 60cm et plaques jusqu'au 24x30cm.

A titre de précaution, je dois dire que, en plus de poursuivre l'amélioration des tests de la technique, je considère toujours une question ouverte comparer mes résultats avec ceux d'autres experts héliograveurs, sans la limitation de la vision sur l'écran et les problèmes de contraste qui peuvent avoir les reproductions pour placer en Internet.

Pas mal de travail à faire!

http://www.carlesmitja.com

7 Re: un seul bain de perchlo le Mar 6 Déc 2016 - 12:17

remi bonnefoy




bonjour carles

peut être avez vous ressenti une critique dans mes propos, il n'en est rien.
j'ai juste voulu rétablir une vérité historique au sujet des nombres de bains.
après chacun trouve son plaisir ou il veut.
je serai personnellement plus proche de l’approche de jean claude car nous venons de la photo argentique.
en tout cas si ton désir est d'automatiser le procédé de gravure je t'encourage à continuer dans cette voie.
je vous souhaite de réussir dans cette démarche et vous remercie pour le partage qui je n'en doute pas est plein de générosité.

amitié

rémi

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