aquatinte

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Eau forte dans un atelier collectif, quelle méthode ?

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matina

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Bonjour,

Je consulte ponctuellement ce forum et y trouve toujours de bons conseils. Merci !
Je fais de la gravure dans un atelier collectif aux pratiques diverses. Par crainte "d'intoxiquer" mes collègues, je fais surtout de la taille directe. Cependant j'aimerais faire de l'eau forte. J'ai déjà eu l'opportunité d'en faire avec du perchlorure de fer (sur zinc et cuivre) dans d'autres ateliers. Mais j'en ai marre d'aller voir ailleurs et souhaiterais pratiquer à domicile. Le perchlorure m'a déjà fait donné mal au crâne (je ne suis pas de nature sujet à ces maux) en fin de journée et ce sans avoir passé la journée la tête au-dessus du bac. De ce fait, je m'interroge sur la manière la moins nocive afin de ne pas gêner mes collègues. J'ai lu la méthode "Green prints" de Cedric Green où il explique comment faire le Mordant bordelais. Cela m'a donné envie d'essayer. Si vous utilisez cette solution, pouvez-vous m'en dire davantage. Vos conseils sont les bienvenus.

Au plaisir de vous lire.

Matina

http://matinago.com

pierre

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Admin
Bonjour Matina et bienvenue,
Pour réduire les émanations, nous utilisons un bac de gravure vertical pour lequel j'ai fabriqué un bouchon, pas étanche, mais suffisant.
J'ai fait un seul essai de mordant bordelais, aucun souvenir particulier, si ce n'est que cela avait bien fonctionné, mais pas renouvelé, le bac a fuit. Était-ce sa fabrication ou le sulfate de cuivre a fait travailler les soudures/collage ? je ne sais pas. Une copine prof avait ramené un peu de sulfate, pas assez de matière pour renouveler l'expérience. J'avais aussi ajouté de l'acide citrique dans le bain de sulfate.
Leçon, toujours disposer les bacs verticaux dans un récipient capable d'absorber la totalité du liquide en cas de fuite.
Désolé de ne pas pouvoir compléter.
L'avantage du bac vertical est de réduire la surface d'évaporation et permet de laisser le mordant en place.Remettre le mordant dans la bouteille après chaque utilisation laisse du mordant dans le bac, à évacuer dans les tuyauteries lors de son nettoyage. La dilution dans le bac d'arrêt suffit à polluer.

PS, en utilisant la fonction recherche, il y a 10 entrées, une trentaine de posts. Tu trouveras peut-être un commentaire de ma part sur l'adjonction d'avide citrique, il me semble avoir fait un post.
Si dans un fil de discussion, tu trouve un détail pour lequel tu souhaites des éclaircissements, s'il est assez loin de la fin de la discussion, utilise la fonction “citer” pour reprendre un propos. La totalité du post remontera avec les questions récentes et les abonnés au post auront une alerte.
Pour l'électrolyse, tu trouveras aussi des informations de la même manière.
Merci de partager tes retours d'expériences.

http://sites.google.com/site/grifeblois/

matina

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Bonjour Pierre,

Merci pour les conseils.
J'ai regardé les bacs verticaux chez Polymetaal. Ça coûte un bras !
Je me demandais si des bocaux "Le Parfait" ou autre contenant en verre de ce type ne pourraient pas faire l'affaire pour des petites plaques. Car il y a moins de risque de fuite ou que la matière se désagrège.
Je vais continuer mes recherches...

Bonne journée.

http://matinago.com

pierre

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Admin
Bonjour Matina,
C'est le modèle vert de chez conrad, le vert, le moins cher à l'époque de l'achat, que nous utilisons, mais en cherchant graveuse verticale, (tri par image pour la recherche) il y a sûrement des modèles plus solides.
Cela reste du matériel très peu fiable, l'éprouvette de la résistance à cassé aussi à la première utilisation.
Le 2e bac tiens par contre le coup… mais dans une bassine cette fois, ce qui n'est plus un gain de place dans l'atelier.

http://sites.google.com/site/grifeblois/

Florence

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Bonsoir,
est-ce qu'un bidon de 5L (type lave glace) coupé en haut ne pourrait pas faire l'affaire pour les petites plaques ?

http://beudinlesaint.odexpo.com

pierre

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Admin
Bonjour Florence,
En soi, oui.
En faisant une courte recherche par mot-clé, et par image, on trouve de tout pour essayer de diminuer le coût de ces graveuses ou bacs verticaux.
Dont un jerrican alimentaire de 25 litres, qui fait bénéficier d'un robinet de purge.
Par contre, rien de bien probant en recherchant bidon ou jerrican extra plat.
À part, peut-être, un bidon d'huile voiture.
Un bidon plat obligera à fabriquer un support pour le stabiliser.
Et un couvercle qui n'est pas du plus facile à adapter. Qui dit plat, dit déformation plus importante dès que l'on coupe le bidon. Le faire tenir dans une caisse en bois pour le contenir et le stabiliser.
Adjoindre un système de remue-bain par bulles d'air devient aussi intéressant, sinon, c'est la plaque qu'il faut agiter régulièrement.
L'autre solution, trouver une matière légèrement plus dense que l'eau et inerte aux mordants pour réduire la quantité de liquide dans le bidon. Utiliser 5 litres de mordant pour des plaques de taille maxi 10x15 cm, tout juste 18x18 cm…, je ne suis pas sûr de mettre plus de 16x18 dans le bidon d'eau distillée que j'ai à côté de moi, sans prendre des risques de frottements, débordement de liquide…
Les bidons de 5 l de perchlo de chez Joop stoop sont solides, mais de section pratiquement carrée.

http://sites.google.com/site/grifeblois/

Admin / jean-claude

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Admin
Bonjour
SERVEZ VOUS DE LA FONCTION RECHERCHER, L' IMAGE CI-DESSOUS SE TROUVE FACILEMENT AVEC LES MOTS CLÉS CUVE VERTICALE

Pour les cuves verticales pas chères et moins encombrantes que les grandes de 12 à 15 litres,il faut chercher dans les brocantes photos les cuves de développement, soit Kolhen Delumeau soit kodak.
C'est vendu presque rien, j'en ai fichu plusieurs à la benne, celle que vous verrez sur la photo c)-dessous m'a été donnée.
De plus ces cuves ont deux couvercles dont  un flottant à la surface du liquide.
Un exemple: j'ai construit le petit support en contreplaqué pour stabiliser l'ensemble.

http://aquatinte.forumactif.com

pierre

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Admin
Effectivement les mots clé sont cuve développement (photo grands formats).
Dommage, la foire de la photo de Bièvres était ce WE, j'ai un ami qui y a régulièrement un stand, il aurait peut-être pu trouver.
sinon, quasi introuvable ou plus carré dans sa section sur ebay ou leboncoin.
Bionis, matériel pour laboratoire d'analyses distribue des cuves en verre, sans prix affiché…

http://sites.google.com/site/grifeblois/

Laboarnodva

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Bonjour Matina,

Nous aussi nous travaillons dans un atelier collectif, nous travaillons sur zinc avec du mordant de bordeaux, ça marche très bien et nous n'avons pas de cuve verticale.
J'ai trouvé la plupart des renseignements dans le livre "la gravure non-toxique" de Henrik Boegh, où tu trouveras plein de renseignements utiles et ce qui nous a permis de continuer la morsure, le nitrique étant déconseillé en collectivité.

Nous utilisons des encres traditionnelles et du white spirit avec les adultes, mais tu peux même éviter ça en utilisant d'autres encres. Regarde le topic http://aquatinte.forumactif.com/t163-encre-charbonnel-waterwashable#2897 où nous avons discuté des différents types d'encres si ça t'intéresse.

http://soniarenard.com

matina

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Bonsoir,

Merci Laboarnodva pour ta réponse !
Je suis allée voir le lien que tu as joint et cette conversation me semble aussi très instructive  Very Happy 

Depuis mon premier message, j'ai acheté des boîtes en plastique avec couvercle en supermarché pour faire mon bain de perchlorure de fer sur un établi à l'entrée de notre atelier. J'avais cette solution en stock depuis quelques temps et n'avais eu l'occasion de l'utiliser avant. Travaillant sur des petits formats (5x5 cm ou 10x15 cm), ce dispositif est facile à transporter d'un bout à l'autre de l'atelier et m'évite de transvaser le produit entre chaque utilisation. Quand le bain est fini, je range ma boîte de la taille d'un carnet A5 épais dans une autre boîte hermétique pour éviter les fuites.
Pour nettoyer mes plaques, j'utilise aussi de l'huile de cuisine et du produit vaisselle. Je trouve ça un peu plus long qu'avec du whitespirit, mais c'est tout aussi efficace.
Concernant l'encre, j'utilise les aquawash de Charbonnel pour pouvoir nettoyer à l'eau. Pour l'instant, je suis satisfaite du rendu, alors je continue.

C'est aussi en lisant "la gravure non-toxique" de Henrik Boegh que j'ai commencé à m'interroger sur l'installation d'un dispositif pour faire de l'eau-forte sans embêter mes collègues. J'ai eu dû mal à accrocher avec l'écriture de l'auteur. Du coup, j'ai cherché d'autres explications et suis tombée sur cette méthode http://www.greenart.info/galvetch/francais/contfram.htm qui m'a semblé plus clair. Voilà comment je me suis lancée dans cette aventure.

Seul petit hic, pour l'instant je peux faire du gaufrage mais l'encrage est difficile car mes plaques sont trop mordues. J'aime aussi beaucoup le gaufrage mais mes dessins n'étaient pas prévus à cet effet. Donc je continue les tests...

Bien à vous.

http://matinago.com

pierre

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Admin
[quote="Seul petit hic, pour l'instant je peux faire du gaufrage mais l'encrage est difficile car mes plaques sont trop mordues. J'aime aussi beaucoup le gaufrage mais mes dessins n'étaient pas prévus à cet effet. Donc je continue les tests...[/quote]
Bonjour Matina,
Je ne comprends pas trop le sens de ta phrase.
Tu cherches à avoir une impression avec gaufrage, à partir de la même plaque, sans avoir les effets de crevé ?
Tout de suite, je ne vois pas trop de solution. Dans ce que j'ai eu entre les mains, ce sont les tirages de Gromaire ou les premières gravures d'Avati qui ont le plus de relief, avec une impression traditionnelle.
Dans ce que j'ai produit, c'est avec l'aluminium mordu au perchlo que j'ai eu des résultats qui pouvaient se rapprocher, le gros grain de l'alu se rapprochant d'une matière d'aquatinte, mais aux reliefs arrondis, qui permet de conserver un encrage assez noir dans l'essuyage des crevés.
Il faudrait aller voir de près les eaux-fortes d'Alechinski, qui doit utiliser une gestion des bords de crevés pour ses effets de franges.
On doit aussi pouvoir réaliser une aquatinte pour obtenir un beau noir d'impression dans les fonds de tailles importants en protégeant les surfaces par application du vernis au rouleau.

L'autre solution est à l'opposé, imprimer ta plaque comme une taille d'épargne (encrage au rouleau, relief imprimant), et pourquoi pas avec une encre blanche sur un papier foncé ou un chine appliqué coloré ?


http://sites.google.com/site/grifeblois/

matina

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Bonjour,

Merci Pierre pour tes conseils.

J'ai encré à la poupée et les crevés étant trop profonds, l'encre n'a pas tenu à l'essuyage. Je vais donc essayer d'encrer au rouleau.
T'as de la chance d'avoir vu en vrai des gravures de Gromaire et Avati !
Les images proposées sur la toile m'ont aussi donné envie de les toucher des yeux.

Bonne journée !

http://matinago.com

jeanclaude

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Bonjour Matina
Les tailles profondes ne sont pas forcément la cause d'un enlèvement de l'encre à l'essuyage
Soit tu essuies mal, en utilisant de la tarlatane trop molle ou en en faisant un tampon trop petit (il doit avoir la taille de la main ou un peu plus), ou bien tu appuies trop alors qu'il faut une main la plus légère possible à l'essuyage.
Tu peux aussi revoir la viscosité de ton encre et la modifier en conséquence.

Ce qui cause l'enlèvement de l'encre ce n'est pas la profondeur des crevés mais leur largeur, en ce cas l'encre ne reste qu'au pourtour des zones de crevés. C'est un effet qui peut être aussi recherché.

matina

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Bonsoir !

à Jean-Claude, effectivement, j'ai peut-être "la main lourde" à l'essuyage avec de la tarlatane...
Sur les conseils de Pierre, j'ai encré au rouleau et j'ai été agréablement surprise du résultat. Je posterai bientôt des images.

La semaine passée, j'ai participé à un stage de gravure (taille douce) chez Charlotte Reine en Dordogne... Cette formation m'a réconcilié avec l'essuyage à la tarlatane et m'a fait découvrir l'usage du blanc d'Espagne pour récupérer les blancs après essuyage à la tarlatane. Cela m'a donné des idées pour reprendre les essais !

Merci pour tous vos conseils !

Bien à vous  flower

http://matinago.com

jeanclaude

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Bonjour à tous, bonjour matina.
Je vois que ce stage en Dordogne  eu d'heureux résultats.
Mais, et ce "mais " ne te concerne pas spécialement matina, il concerne beaucoup de nouveaux venus à la gravure:

Comment peut on graver en méconnaissant l'existence de ces  bases de la gravure que sont l'encrage et l'essuyage?  

Bien sur il faut faire l'apprentissage de ces gestes, il faut pratiquer si possible avec de bons conseils c'est l'intérêt des bon stages comme celui que tu as suivi matina.

mais ne pas savoir qu'il faut utiliser un large tampon de tarlatane et ignorer la fonction du paumage au blanc d'Espagne montre que beaucoup n'ont jamais lu le moindre livre sur la gravure où toutes ces opérations sont décrites, plus ou moins clairement c'est vrai, mais toujours mentionnées.

Cette question de l'encrage et surtout de l'essuyage est au coeur même de la réussite d'une gravure et j'ai vu beaucoup de bons travaux du cuivre très pauvrement exprimés, ou même gâchés par une mauvais pratique de l'encrage, de l'essuyage, de la préparation du papier et du réglage de la presse.

Bien entendu il y a ceux, j'en ai cotoyé dans des ateliers collectifs, à qui on a montré cent fois et qui persistent dans leur mauvaise pratique mais la majorité apprend vite et bien, l'amélioration des impression est convainquante. Ce sont des opérations passionnantes, on y apprend toujours.

Il faudrait peut être créer un aide mémoire de l'essentiel de la gravure à accrocher dans les ateliers ou à diffuser aux intéressés.

Amicalement à tous et bonne rentrée

Laboarnodva

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Je ne peux que confirmer ce que dit jean-Claude, ayant moi même longtemps tatonné avant de trouver le problème d'impression que j'imputai à notre petite presse.
C'est grâce aux conseils sur place d'un ami graveur que j'ai retrouvé les bonnes habitudes d'encrage et d'essuyage, avec l'utilisation du blanc de meudon. Je n'avais pas fait de gravure depuis de nombreuses années et j'avais oublié quelques détails d'importance!  Embarassed
Depuis, nous obtenons de bons résultats, même si nous rêvons toujours d'une presse plus performante...

http://soniarenard.com

peinture

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La méthode de base est certes à enseigner mais chaque graveur profine son tirage en fonction de ce qu'il désire, même pour une lino,quand au blanc de Meudon c'est souvent voir toujours avec parcimonie quoique!!! en ce qui me concerne j'ai connu un exellent graveur "assurément le meilleur" qui ne l'utilisait absolument pas .

Si on pratique la technique du crevé "Alechinsky" un essuyage délicat s'impose.

Après la température, la fluidité de l'encre le taux d'humidité voire si vous avez la paume de la main très sêche peuvent tenir grand rôle quand à la qualité du tirage obtenu.

Bonne journée.


michel

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