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Positif pour photogravure et héliogravure

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1 Positif pour photogravure et héliogravure le Mar 3 Juin 2014 - 18:21

Bonjour,
Je suis nouveau sur le forum et j'aimerai profiter de votre expérience dans la photogravure pour pouvoir trouver des nouvelles solutions pour la productions de mes positif.

Il y a déjà quelques années je m'intéresse  à la photogravure, je pratique actuellement la photogravure avec des films photopolymères (puretch et DK3) donc techniques sans morsure et avec morsure. Le résultat obtenus jusqu'à maintenant sont pas mal mais j'aimerai gagner plus de résolution dans mes images.
J'ai bien compris que le résultat de mes images en photogravure ont a liens direct avec la qualité du positif utilisé. J'utilise pour l' impression des positifs une imprimante jet d'encre HP avec la quelle j'obtient une "bonne résolution" mais j'ai remarqué qu' avec la résolution de cet imprimante les tonalités claires sont traduit en bas densité du point, chose que me dérange beaucoup car à l'impression les petits points sont très présents.
J'aimerai savoir quel imprimante ou quel système d'impression vous utilise pour la production des vos positif.
Je sais que pour la héliogravure les positif utilises sont des positif photographiques en ton continu mais je ne sais pas comme le produire. Quelqu'un pourriez m'expliquer comme je peux produire ces positif photographiques?

Merci beaucoup

Avezsa


ps: je ne suis pas francophone alors désolé pour mon français.

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Bonjour,
je me permets de te répondre sur ce sujet des films positifs numériques car je travaille sur ces films depuis quelques années.
Si tu veux obtenir une bonne résolution et de la finesse dans les détails, il faut abandonner les films photopolymères ( puretch et les autres ) et s'orienter vers les plaques photopolymères ou l' héliogravure traditionnelle avec la gélatine bichromatée.
Il existe 2 types d'images numériques : les images bitmap (bmp) et les images en niveaux de gris.
les bmp font les gris par la densité des points d'encre noire et les images en niveaux de gris par la quantité d'encre sur le support.

-les films polymères répondent à la lumière comme une image bmp, c'est à dire noir ou blanc , sans relation avec la quantité de lumière reçue et pour obtenir les demi-tons, il faut traduire les gris par des densités de points noirs et tu perds beaucoup en définition de l'image.

-les plaques photopolymères et la gélatine bichromatée ont une réponse proportionnelle à la quantité de lumière reçue et donc sont adaptées à un positif en niveaux de gris

Pour produire ces positifs numériques j'ai utilisé une imprimante hp (photosmart 7550) au début et puis maintenant une Epson ( photo rx 500 ). Cette dernière a une meilleure résolution.
C'est vrai qu"au départ, l' héliogravure se faisait avec des positifs photographiques, mais aujourd'hui les imprimantes numériques donne des résultats aussi satisfaisants.
Je pense que de nombreuses imprimantes jet d 'encre sont capables de produire des positifs de très bonne qualité et à des prix raisonnables maintenant.
ce qui est important c'est de bien calibrer ton imprimante avec ton système d'exposition UV.

Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelierheliopse.com

3 positif le Mer 4 Juin 2014 - 23:11

Bonjour,Herve, merci pour ta prompte réponse, j' ai encore quelques questions et j'espère que vous pouvez m'aiguiller!

Les positifs que j'utilise pour produire les photogravures avec puretch , je les imprime avec une HP deskjet 9800 avec une résolution de 1200x 1200 n/b, pour l' impression du positif, j'ajuste la courbe  de l'image entre 70% et 78% sur photoshop avant l'impression.

Quand on travaille sur des plaques photopolymères ou sur le papier gélatiné, est ce que le positif doit être imprime à 100%? ou en doit donner une courbe spéciale au positif?,est ce que le positif doit être bien contrasté?.
J'ai contacté un photographe qui me produira quelques positifs, lui m'a demandé si je veux le positif de bas contraste ,contraste moyen ou haute contraste à ton avis le quelle je dois choisir pour travailler sur les plaques photopolymères et pour hélio?


Je ne jamais fais de l'hélio,  j'aimerai tester pour gagner en détail, en beauté et en longévité.
Je n'arrive pas à trouver le papier gélatiné en Europe, est ce que tu sais comme je pourrai m'en approvisionner? quel papier tu peux me conseiller pour commencer, phoenix?, dragon?

Pour finir est ce que t'a de l'info sur des cours d'hélio gravure? c'est peut-être trop à demander!

Merci beaucoup

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Bonjour
Comme te l'a expliqué Hervé, pour l'héliogravure (ou les plaques photopolymère) on insole sous un positif en ton continu. A l'origine (et il y a encore quelques héliograveurs qui pratiquent ainsi) on utilisait des films argentiques.
C'est la densité plus ou moins élevée du film diapositif qui module en continu les UV et c'est l'épaisseur de la gélatine bichromatée insolée qui module la morsure du perchlorure dans le cuivre.
Bref en héliogravure les densités du film se traduisent en creux plus ou moins profonds dans le cuivre et donc en quantité d'encre plus ou moins grande suivant cette profondeur.
C'est ce qui donne à l'impression la restitution des ombres et des lumières.

Il est important de bien saisir cette différence fondamentale entre l'héliogravure qui module les noirs avec la densité des noirs à l'impression et la photogravure
qui module les noirs par la fréquence des points.
Il ne faut pas oublier non plus --question de vocabulaire-- que les anglo saxons appellent photogravure ce qu'on appelle  héliogravure et photo etching ce qu'on appelle  chez nous photogravure.

Le puretch par exemple travaille au niveau ponctuel en "tout ou rien" morsure ou pas morsure (en raison de l'insolation du film photopolymere) alors que l'hélio travaille en continu par des morsures plus ou moins profondes (en raison de l'épaisseur de la gélatine qui freine plus ou moins l'action de l'acide.

La division de l'image avec le puretch reproduit la division du diapositif (bit map ou autre)
alors que;
la grenure par la résine (ou une deuxième insolation sous trame) crée un réseau de cloisonnement microscopique qui évite les crevé lors de l'encrage et essuyage.

La différence est fondamentale si on veut y comprendre quelque chose

Pour le papier géatiné pour héliogravure (ils l'appellent photogravure rappelle toi) le remplaçant du defunt papier Autotype est le papier pigmenté Phoenix produit aux USA:
http://www.capefearpress.com/order.html

Voir le profil de l'utilisateur http://aquatinte.forumactif.com
Tu poses une question à propos de l'impression des transparents (le film diapositif).
en effet pour l'hélio (ou les plaques photopolymere utilisées en creux) on imprime à 100%. Tout est dans la préparation sous P.S. du transparent en continu.
C'est pour cette raison encore qu'il fallait dans le cas des encres teintée (Dye ou piezzography) imprimer sur des transparents spéciaux copyjet Agfa, Pictorico, novalith P100) capables de retenir sans coulure une grande quantité d'encre envoyée par la tête d'impression pour les densité élevées..

Je crois qu'avec les encres pigmentaires (pigments enrobés) l'impression de fortes densités est plus facile... quoi que  le jeu des encres pigmentaires colorées demande une sacré mise au point à la lecture des textes de Marc Nelson: précision digital negatives)  Je ne suis pas très calé dans ce domaine des transparents jet d'encre pigmentaires

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Bonjour ,
je suis bien content de voir que l 'hélio n'est pas en complète voie de disparition et j'espère que tu vas arriver rapidement à de bons résultats et ainsi participer à sa transmission
je ne connais pas d'atelier qui donne des cours au sens officiel du terme.

En premier lieu, il faut accepter de ne jamais être certain à 100 % de réussir sa prochaine hélio,
même après plusieurs années de pratique,si c'était le cas cela deviendrait rapidement ennuyeux.

je te conseille la lecture de 2 livres sur le sujet : Photogravure de Gary P Kolb  et Copperplate Photogravure  de Morrish, ils sont bien faits tous les deux et surtout tu trouves toujours une bonne explication quand tu rencontres un résultat non satisfaisant à toutes les étapes successives de l 'hélio
Ils sont en langue américaine, mais un peu d'habitude on arrive rapidement à les lire sans problème.

la première étape c'est le positif en niveaux de gris ou ton continu sur transparent, pour cela j'avais acheté pour 10 euros un petit densitomètre sur ebay pour avoir un écart de densité d'environ 1,6 entre les zones les plus sombres et les zones grises les plus claires de mon image.

Finalement ce petit appareil ne me sert plus et j' ai procédé différemment :

il faut imprimer sa propre échelle de gris avec l'imprimante, l'encre et le transparent jet d'encre que tu utiliseras aussi pour imprimer l'image à graver :

Avec Adobe Photoshop, tu dessines une grille et dans chaque colonnes tu remplis avec différentes valeurs de gris en RVB (exemple R=130 V= 130 B =130) ensuite tu transformes cette grille en Niveaux de gris  (RVB 130/130/130 donne un gris à 30 % ) la colonne à RVB 90/90/90 donne un gris à 60 % etc,,,,

Si tu connais le logiciel Adobe Photoshop, il possède un petit utilitaire qui permet en promenant le pointeur de la souris sur l'image en question ( en niveaux de gris ) d'afficher le % de noirs à chaque point précis de l'image

Une fois cette échelle de gris réalisée et imprimée, je m'en suis servi comme positif pour déterminer
le meilleur temps d'exposition et la meilleure distance entre la source UV et le papier gélatiné.

je m'arrête là je pense que c'est trop long à expliquer sur un échange sur le forum, tu trouveras je pense plus de détails sur mon site web
Toutes les valeurs optimales ( distance, temps d'insolation, écart de densité ) sont propres à chaque installation
A titre d'exemple j'insole avec un banc UV de 6 X 15 W  à 3 cm :3 minutes 20 secondes pour un positif qui va de 82% de noir à 40 % de noirs soit environ un gamma (écart de densité de 1,6 )

Pour le papier gélatiné je l'achète à Jennifer Page de capefearpress,com , elle est vraiment très sympathique et nous échangeons souvent de bons conseils et elle livre avec son papier une notice explicative qui donne les grandes lignes d'utilisation, Je lui avais proposé de mettre cette notice en ligne sur mon site, mais elle a préféré que je ne le fasse pas et elle a eu tout à fait raison : chacun doit faire ses propres réglages.
En ce moment j'utilise le papier Phoenix au début je l'ai trouvé très rapide lors du développement à l'eau tiède mais finalement il me convient bien


héliogravure cuivre aquatinte bitume

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