aquatinte

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encre, papier et aquatinte

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1 encre, papier et aquatinte le Dim 16 Mar 2014 - 12:09

pierre

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Admin
Un sujet d'il y a 2/3 mois, qui était chargé de plein de promesses est resté complètement à plat… trop pointu ?
C'était les papiers, pour une première intervention de mariannecorte.
Je ne me sens pas assez pointu en tirage pour y ajouter mon grain de sel, mais je souhaitait vous faire part d'une expérimentation rapide et un peu bâclée de l'atelier, avant de remettre en route ce que nous appelons la boîte à nuage. traduction : boîte à aquatinte. Quand je dis bâclée, c'est que réalisé à toute vitesse en fin d'atelier pour préparer les essais d'aquatinte de l'atelier suivant. Qui a été prolongé par un dégradé un essai de dégradé à l'acrylique à l'aéro pour lequel je n'ai pas encore de photo, ce qui sera normalement fait dans un complément de post ultérieur.

Préparation, visiblement peu soignée de deux plaques, chaque plaque fait 50 x 180 mm, sur cuivre.
Séparation en bandes pour trempage simultané,
Une plaque passe à la boîte à nuage d'aquatinte, la seconde reçoit un voile de bombe d'acrylique Molotov.
Séparation de 12 espaces par un trait de feur-tre acrylique Molotov.
trempage, rinçage sommaire, séchage au plus rapide et peut être insuffisant, application d'un vernis colophane/alcool à brûler pour un séchage au plus rapide, passage au mordant selon les temps marqués sur le premier tirage sur le papier le plus jaune.
Le trempage se fait dans un bain de perchlorure de fer, bain vertical non agité par bouillonnement.
les temps très courts sont approximatif, particulièrement sur le premier bain où une plaque a été plongée 5/8 seconde avant l'autre. Il faut bien apprendre les gestes et je n'ai pas assisté à la suite.
Le premier tirage a été effectué sur papier Hahnemuhle (distribué par le Géant) légèrement jaune, à grain léger, et plus très humide étant en fin d'atelier. Encre Akua pour taille douce.
On observe une assez faible différence entre les deux grains, les tons clairs sont déjà assez foncés à 15/20 secondes de trempe, une belle zone au milieu a peu de différence de gris, les 3 derniers non plus.
Remarques complémentaires : Je trouve l'encre Akua exceptionnelle pour le tirage des pointes-sèches sur plastique, l'essuyage se fait à froid sans aucune difficulté, pour nos débutants ou jeunes, c'est génial pour approcher les nuances d'essuyage, le premier tirage est toujours satisfaisant et après on essaye de refaire le même puis jouer sur l'essuyage selon le dessin. La seule difficulté étant la transparence de la plaque et les traces d'encre sur l'autre côté…. Je suis plus mitigé si l'encrage chargé, avec de fortes zones de noirs et gris foncés, le noir n'est alors plus aussi puissant après séchage, plus proche d'un gris anthracite. Quant à l'akua sur métal, je suis plus réservé, un voile gris reste constant, réduit mais existant après paumage (est-ce le bon mot, passage de blanc d'Espagne à la paume de la main). C'est ce qui pourrait expliquer le gris que je trouve déjà très prononcé des zones qui devraient rester claires - 15 à 22 secondes de bain. On verra au post suivant ce que ces gris deviendront.







Dernière édition par pierre le Dim 16 Mar 2014 - 16:43, édité 1 fois

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2 Re: encre, papier et aquatinte le Dim 16 Mar 2014 - 14:48

Merci Pierre pour ce sujet, en effet une peu difficile à aborder tant les paramètres sont nombreux.
Je n'ai plus ci de boite à grains, cela me manque parfois mais j'avais pris le coup avec le grainage à l'aérographe.
Avec le grain de  résine j'avais fait des essais par morsure au perchlorure.


Tirage sur Hahnemuhle 320g blanc avec de l'encre Charbonnel 81.
comme on peut le lire le perhlorure a un degré B° de 42 et le temps suffisant pour le noir maximum est de 16 minutes.

Oui le mot paumage convient pour nommer l'essuyage final avec la paume de la main séchée au blanc d'Espagne (ou de Meudon c'est la même chose).
Ce qu'il fut bien garder en tête c'est que le blanc d'Espagne sert à assécher la peau de la main et uniquement à cela mais qu'il faut essuyer la main sur le tablier avant de faire glisser la paume à la surface de la planche, dans quoi les grains de calcaire se mélangent facheusement à l'encre.

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3 encre papier aquatinte le Dim 16 Mar 2014 - 14:58

pierre

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Admin
Maintenant, changement de papier et d'encre.
On passe, pour les 2 tirages extérieurs, avec de l'encre Noir de vigne de chez Graphic chemical, imprimé sur du Laurier, distribué par Joop stoop.

Sur la première image, les noirs sont plus intenses, et dès le début de l'échelle.
Encore plus flagrant, et le plus étonnant, l'aquatinte à la colophane prend un superbe velouté, et une très belle finesse et profondeur, l'aquatinte à la bombe conserve son mouchetis, qui reste néanmoins fin.

Précision, chaque plaque fait 50 x 180 mm, sur cuivre.

Il manque un essai avec un brunissoir bille pour voir si l'on arrive à obtenir des traits blancs.

Nous avons utilisé la même encre hier pour des tirages de lino, le noir est très intense, et très précis. Essais sur Zerkall 210 g pour litho.
L'ajout d'easy wipe compound permet de régler son essuyage pour l'utilisation de la même encre en taille douce.













Dernière édition par pierre le Dim 16 Mar 2014 - 16:42, édité 1 fois (Raison : précision, taille et métal de la plaque)

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4 Re: encre, papier et aquatinte le Jeu 17 Juil 2014 - 12:36

Bonjour à tous,
Je ne suis pas sûre de la pertinence de mon interrogation dans cette rubrique, mais je me lance quand même!
En voyant vos tests aérosol/ boîte à grain, je me demandais si quelqu'un avait testé la technique décrite dans le dictionnaire technique de l'estampe "grainage par voie humide" ou il est conseillé de mélanger de la résine à de l'alcool à 45°. On appliquerait ensuite cette solution au pinceau sur la plaque, et la chaufferait pour fixer le grain, une fois l'alcool évaporé. Cela semble une bonne alternative pour ceux qui n'ont pas de boîte à grain, mais, utilisant de l'éthanol pour nettoyer celui-ci, je reste encore un peu dubitative...
Je me demandais aussi si certains avaient déjà utilisé le bitume de Judée comme résine (je l'utilise pour ma part pour fabriquer mon verni). J'ai lu je ne sais plus où que celui-ci était plus résistant que la colophane à la morsure, et permettait d'avoir des noirs plus profonds. Qu'en pensez-vous?

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5 Re: encre, papier et aquatinte le Jeu 17 Juil 2014 - 13:50

Bonjour
le procédé à l'alcool donne un grain très fin.
Contrairement à ce que tu écris il n'y a pas lieu de cuire les cristaux de résine pour les fixer, on peut chauffer modérément le cuivre sur une plaque chauffante mais ce n'est pas une cuisson comme avec la résine en poudre.
Il faut commencer par préparer une solution de colophane dans de l'alcool à 90° et laisser reposer 24 heures. On obtient ainsi un vernis à recouvrir transparent.
pour faire un grainage il faut diluer une quantité de cette solution dans 10 fois son volume d'alcool à 90°.
On verse la solution de grainage sur la plaque très soigneusement dégraissée (pas de couchage pinceau) et quand le grain est obtenu (évaporation de l'alcool) on plonge la plaque dans l'eau froide.
Si tu fais des essais, fais nous part de cette expérience, il n'y a pas eu jusqu'ici sur ce forum de graveur qui pratique cette technique

Pour ta question concernant le bitume, il permet d'avoir un grain plus fin qu'avec la résine mais sa température de cuisson est nettement plus élevée, ce qui peut poser des problèmes avec le vernis de réserve s'il est posé avant.
D'autre part si tu charges du bitume dans ta boite à grainer c'est tout une histoire quand tu veux revenir à la résine, le nettoyage de la boite est très laborieux, je connais un graveur qui en a fait la triste expérience.

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