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insoleuse et photo polymère

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1 insoleuse et photo polymère le Mar 4 Mar 2014 - 14:15

herve

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Bonjour  à tous,

je cherche à me fabriquer une insoleuse UV à tubes pour format A3.
Le plus simple aurait été de l'acheter toute faite, mais le prix est exorbitant !

J'ai vu pas mal d'idées sur internet. Cela semble assez facile à faire, mais j'aimerais y rajouter un timer numérique car le temps d'exposition demande une précision assez grande de l'ordre de la seconde. Je n'ai pas de très forte connaissance en électronique, j'ai bien vu le schéma de montage d'un tel accessoire de temporisation, mais je n'ai pas tout saisi.

Est ce que quelqu'un a réalisé cette fabrication sur ce forum ?

Merci d'avance pour toute suggestion.

http://www.heliogravure.fr

2 Re: insoleuse et photo polymère le Mer 5 Mar 2014 - 20:42

jeanclaude

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Bonsoir Hervé
Oui il y a au moins moi qui en ai fabriqué plusieurs (3 je crois), j'ai montré ici une photo de la dernière il y a quelques jours jours, sans obturateur juste une halogène 1000watts et un interrupteur)
sinon
tu vas sur le forum de Galerie Photo:
http://www.galerie-photo.com/

tu cliques sur technique

dans technique tu descends jusqu'à techniques alternatives

le quatrieme sujet est "construire une insoleuse photo 20x25"
à toi d'extrapoler si tu veux une plus grand format.

Mais il s'agit d'une insoleuse à banc de tubes UV et on pas d'une insoleuse à source ponctuelle. (meilleure formule avec les trames)

Pour une ponctuelle:
http://www.grafiskeksperimentarium.dk/fr/

tu cliques sur "faire soi même"

et tu trouves Cabine d'exposition UV  (plus encombrant mais moins cher que les tubes

3 Photogravure sur zinc? le Sam 22 Mar 2014 - 17:11

Laboarnodva

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Bonjour,

Après quelques essais avec du PNP Blue sur zinc, nous sommes un peu découragés car ça ne fonctionne pas vraiment bien et nous restons sur notre faim en ce qui concerne l'intégration de photos dans les gravures. En plus le PNP est cher. (Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un procédé utilisé pour faire des circuits éléctroniques, des feuilles que l'on passe dans une photocopieuse laser et que l'on applique sur la plaque avec un fer à repasser.).
C'est pourquoi nous envisageons de construire une insoleuse. Cependant, j'ai cru comprendre que le zinc n'était pas adapté pour la photogravure, et avant de dépenser de l'argent j'aurais aimé avoir votre avis là-dessus, en sachant que nous sommes de complets débutants dans ce domaine et que nous avons la plupart de nos infos par le livre "la gravure non-toxique", avec les plans de l'insoleuse.

Merci pour vos conseils!

http://soniarenard.com

4 Re: insoleuse et photo polymère le Sam 22 Mar 2014 - 19:02

jeanclaude

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Bonjour Sonia
Pour intégrer des photos dans les gravures, le plus simple et le plus économique est d'utiliser le film photopolymere, par exemple ImagOn ou Dk3.

Il te suffit d'une trame aléatoire, Filip Leroy en vend de très bonnes, et de monter un insoleuse avec une lampe Osram Ultravitalux. Cette lampe fonctionne tres bien, elle ne nécecessite pas de ballast comme les lampes UV HPR, elle se branche directement sur le 220 volts.
La seule précaution à prendre c'est de la monter sur un culot céramique (en vente magasins de bricolage) car elle chauffe beaucoup et les culots plastiques ne résisteraient pas.

Le plateau aspirant décrit par Enrik Boegh dans la gravure non toxique est facile à réaliser.

Pour ce qui est du zinc, c'est toujours plus délicat à l'essuyage, moins résistant à la pression mais ça fonctionne.
Les praticiens du non toxique n'aiment pas le zinc car leurs vernis à base acryliques tiennent moins bien sur le zinc, on ne peut pas dire que dans le petit livre cité ils encouragent l'usage du zinc. Je crois que c'est un parti pris.

J'ai fait des gravures avec le polymere sur du zinc et cela marche, un peu moins bien qu'avec le cuivre mais je n'ai fait que peu d'essais et je n'ai pas persévéré, il faut apprendre à connaitre son matériau.

Ce qui freine souvent c'est qu'on a qu'un bac à morsure pour le cuivre et comme on ne peut pas mélanger les métaux il faut installer un second bac. Ce n'est pas ton cas si vous avez l'habitude du zinc.

Toutefois, il faudrait se procurer du cuivre pour couverture, il est mince (0,8 ou 0,6mm) et beaucoup moins cher, et surement moins couteux que le zinc vendu dans les boutiques pour fournitures de gravures.

5 Re: insoleuse et photo polymère le Sam 22 Mar 2014 - 19:22

Laboarnodva

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Merci Jean-Claude pour tes conseils.
En effet, nous ne travaillons qu'avec du zinc de couverture. J'hésite à me lancer dans le cuivre car il faudrait rajouter des bacs, des bidons d'acide etc.
Cependant je n'avais pas pensé au cuivre de couverture, je ne pensais pas que c'était moins cher que du zinc pour graveur. Je vais me renseigner auprès des couvreurs.
Le polymère se trouve chez JoopStoop je crois?

http://soniarenard.com

6 Re: insoleuse et photo polymère le Dim 23 Mar 2014 - 21:52

devillar

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Bonjour à tous
Pour abonder sur les conseils de JC, la gravure sur film photopolymere est une très bonne solution. A côté de DK3 et ImagOn il existe aussi le StellAprint développé par JoopStoop et qui marche très bien pour un coût largement inférieur. Côté insolation, nul besoin de matériel sophistiqué: j'utilise pour ma part une lampe à bronzer faciale et des sac de compression sous vide dont le prix est négligeable. Une chose néanmoins me paraît importante à noter: la relative faiblesse de dynamique du procédé en absence d'optimisation. C'est à dire que l'on perd vite les tons clairs et l'on disparaît aussi vite sous les tons foncés. J'ai durant les dernières semaines pas mal travaillé à l'optimisation de mon procédé en partant des solutions discutées par les adeptes du "precision digital negative" et pour faire très court, j'imprime mes typons en vert (enfin un certain vert) après les avoir corrigés avec l'outil tons foncés/tons clairs de Photoshop. Ça semble pas mal, mais je n'est pas encore assez de recul.
J'espere que ces quelques conseils pourront aider, comme ceux que j'ai trouvés sur ce forum sympa à mes tous début il y a presque un an.
Amitiés

7 Re: insoleuse et photo polymère le Lun 24 Mar 2014 - 9:57

jeanclaude

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Bonjour Devillar et tous les autres

Sauf démenti, je ne crois pas que joopstoop produise son film photopolymère, ce n'est pas le genre de produit qu'on peut fabriquer sans une installation industrielle très importante.
Je ne crois pas que le marché de la gravure permettrait d'en amortir l'investissement. Les films photopolymère sont employé par l'industrie électronique c'est ce qui  permet à ce produit d'exister.
Tout au plus joopstoop a probablement élaboré à l'intention d'un fabricant un cahier des charges destiné à obtenir un pris compétitif

Par ailleurs il faut se méfier des variations de prix fréquentes pour ces produits, par exemple le DK3 a augmenté récemment de 25%.

Le faible coût du film photopolymère n'est pas à mon avis un critère de choix parmi les différentes marques sur le marché, il me semble plutôt préférable de faire son choix en fonction de la qualité par des comparaisons dans un même cadre expérimental. Comparaison qu'il est difficile de mener à bien pour des raison de temps et de coût.
Reste à s'en remettre aux résultats obtenus par les meilleurs praticiens:
J'ai utilisé l'ImagOn pendant plusieurs années, simplement par ce que je faisais confiance aux recherches de Keith Howard et Elizabeth Dove qui obtiennent de superbes impressions aux Etat Unis.

Tu as raison Devillar d'évoquer le manque de dynamique avec le film photopolymère, c'est aussi ce que j'avais constaté apres de trois ans de travail obstiné.
Les raisions en sont multiples à commencer par l'extrème minceur de la couche  (quelques dizaines de microns) dans laquelle il faut moduler du noir profond au blanc immaculé.
C'est sans doute pour cette raison qu'ImagOn Pro a été conçu plus épais

La combinaison insoleuse (banc de tubes ou source ponctuelle / trame aléatoire) joue un rôle non négligeable.

Peut être aussi comme tu le penses la qualité du transparent peut jouer, mais je crois que la variation de couleur qui est importante pour les procédés photographiques alternatifs où les divesres "émulsions" possèdent des sensibilités chromatiques différentes, n'est pas d'une grand utilité avec le photopolymère.
Les variations de couleur ont pour but de modifier la courbe de rendu des ces préparations chimiques (chlorure d'argent, palladium, gomme bichromatée, cyanotype etc.) Pour le photopolymère la courbe est à établir est unique et éventuellement à corriger
Mais précision digital négatives nous fait entrer dans les arcanes de photoshop, je vois pas de plaisir à ajouter ces laborieux travaux au joies de la gravure.

Je crois fermement que l'amélioration de la dynamique peut se faire par l'impression en repérage de plusieurs plaques, au moins deux: une pour les clairs et une pour les hautes densités mais je n'ai pas encore eu la motivation suffisante pour passer aux actes. Certains l'ont fait avec beaucoup de succès.

Ayant pratiqué l'héliogravure, le film photopolymère m'a toujours semblé décevant pour une traduction photographique de qualité.

Cependant pour intégrer des images photographiques ou des éléments d'images photos dans une gravure manuelle le film est très convenable.

8 Re: insoleuse et photo polymère le Lun 24 Mar 2014 - 16:04

devillar

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Bonjour à tous,
évidemment Jean-Claude que JS n'a sans doute pas développé lui-même son film photopolymere. Je voulais juste élargir l'offre au film qu'ils propose et mentionner que son cout est inférieur (pour une qualité dans mes mains comparable au DK3). Le cout est il un paramètre important? A lire les différents fils c'est souvent une préoccupation et on peut le comprendre. D'ailleurs si le cout n'avait pas d'importance alors on abandonnerait sans doute les films photopolymeres pour les plaques type Tok solar, dont le rendu est indéniablement plus qualitatif, mais à quel prix........ Mais parlant du rendu, est-il important de s'approcher au plus près du rendu photographique avec ce procédé? Ce n'est pas ma vision et ce serait à mon sens absurde et dénué de tout intérêt de prétendre faire de l'impression photographique (pour cela les procédés numériques existants suffisent). A l'inverse,"Produire" un hybride taille-douce/photographie, une sorte de technique mixte comme ont dit, me parait au combien plus satisfaisant, mais ce n'est que mon opinion.
NÉANMOINS, qu'on le veuille ou non, l'estampe photopolymere passe par l'impression d'un positif à partir d'un fichier numérique, et là, imaginer n'utiliser photoshop que comme logiciel d’impression du typon me parait sinon peu naïf, au moins assez "casse-gueule". Je ne suis pour ma part pas un fan du traitement informatique des images (c'est ce qui m'a poussé, en autre, à me lancer dans la gravure photopolymére pour m'éloigner un peu du tout numérique) mais un minimum de correction sous PS est nécessaire pour tenter de palier aux "insuffisances" du procédé. C’est peut-être pour cela Jean-Claude que tu n'es pas entièrement satisfait du procédé. Je doute que Keith Howard et Elizabeth Dove font l'impasse sur cette étape critique du procédé.
Enfin, le choix d'une couleur d'impression des typons dans le cas de la gravure photopolymere semble avoir également son importance tant les différentes combinaisons d'encres ont des comportements différents vis a vis des UV, y compris dans la dynamique. L'impression d'un nuancier en gravure photopolymere est de ce point de vue assez intéressante.
Finalement, combien sommes-nous sur ce forum à pratiquer l'estampe photopolymère? Quelles sont nos attentes? Quelles sont nos expériences? quels sont nos certitudes (ou pas)? quels sont nos doutes? et finalement quelles sont nos recettes (car c'est bien de cela qu'il s'agit)?
Très amicalement
Jean-Pierre

9 Re: insoleuse et photo polymère le Lun 24 Mar 2014 - 16:31

jeanclaude

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Bonjour à tous, bonjour Jean Pierre
Quand j'écris que le prix n'a pas d'importance primordiale, je veux bien sur parler des prix comparés du même produit, à savoir ici le film photopolymere.  J'ai autrefois commencé d'utiliser les plaques  mais le coût était pour moi prohibitif et j'ai arreté. (facteur 7 à 10).

A vrai dire les seuls résultats assez satisfaisants que j'ai obtenus avec le film photopolymère l'étaient à partir d'une double exposition UV  
1) sous une trame aléatoire (trame E. Dove)
2) sous une diapositive argentique (donc en ton continue) au format évidemment.
Il y a quelques années on trouvait facilement et à un prix raisonnable du film argentique orthochromatique ou non chromatisé en grand format jusqu'au 50x60.( Guilleminot puis Bergger)

Tous les essais ultérieurs on été faits dans la même procédure avec une impression numérique en ton continu (ou assimilé) avec des encres piezo sur du film type copy jet ou Pictorico ou plus récemment Novalit (PX100 je crois).

Et puis j'en ai eu assez de gaspiller de l'encre, du transparent et d'attendre que l'imprimante me crache laborieusement la diapositive au format. Là je reconnais que j'ai un peu de parti pris, mais l'informatique fut mon métier et j'en connais un peu les contraintes ( versions vite obsolètes, bouchage des buses, temps passé devant l'écran etc.)
Mais tu vois la motivation ne m'a pas abandonné car je pense m'y remettre quand j'aurai remplacé ma nième imprimante, ce qui n'est pas ma première dépense prévue .
Amicalement
tiens nous au courant de tes travaux sur le sujet

Laboarnodva

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Bonjour,

Voilà, ça y est, nous avons construit notre insoleuse selon les instructions du livre "la gravure non toxique" de Henrik Boegh. Nous allons tenter les premiers essais courant août, sur zinc et sur cuivre.
Nous allons essayer avec l'ImagOn.
Pour l'instant nous suivons les conseils du livre, mais vos conseils sont les bienvenus, entre autres pour les temps d'exposition ou la préparation des typons!
Notre but est surtout d'utiliser des documents photographiques pour les combiner avec des techniques de gravures diverses.

http://soniarenard.com

11 Re: insoleuse et photo polymère le Ven 18 Juil 2014 - 7:50

jeanclaude

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Bonjour Sonia
Bravo pour la boite à insoler.
Pour les temps d'exposition ils dépendent beaucoup du type de film polymère.
Je pourrai te communiquer les temps établis par Filip Leroy obtenus avec le DK3.
Ce sera différent selon que tu réalise un positif par points avec des ces noirs limités à 75% (bit map ou autres) ne demandant qu'une seule insolation ou bien la solution que personnellement je préfère (ma pratique de l'héliogravure a laissé des traces) avec un positif en ton continu et des noirs aussi denses que tu veux mais une double insolation une sous trame et une sous le positif.
Je vais me décider à aller te faire une visite dans ton atelier, tu es à une demie heure de chez moi.

12 Re: insoleuse et photo polymère le Ven 18 Juil 2014 - 9:37

lolo la barbouille


Bonjour Sonia, bonjour à tous,
concernant les temps d'expo ils ne dépendent pas seulement du film mais aussi de la lampe que tu as choisi et de sa distance par rapport à la plaque. Le mieux est que tu testes différents temps d'expo (selon le m^me principe que lorsque tu établis un nuancier de valeur à l'aquatinte) pour ton aquatint screen, une image en bitmap et une en ton continu. Ensuite ils resteront toujours pareils (à une ou deux exceptions pour confirmer la règle).
Pour avoir le meilleur positif photographique possible, une fois que tu as mis ton image en niveau de gris sur PS tu vas dans les niveaux (fonction qu'il n'y a pas avant PS7)et tu vérifies que la flèche correspondant aux blancs et au noirs ne soient pas dans une zone vide car sinon les détails seront perdus sur ta plaque. Tu presses Ctrl pour bouger les flèches indépendamment les une des autres. L'image se modifie un peu mais tu la rééquilibres en bougeant cette fois ci la flèche du milieu pour les gris.
Enfin quand ton image te plait tu fais un test d'impression et tu compares que l'image sortie d'imprimante corresponde à ce que tu veux, sinon tu retourne dans les "niveaux" et tu cherches la valeur pour que l'impression imprimante correspondent à ce que tu voulais au départ. C'est un peu fastidieux mais une fois que tu trouves la bonne valeur ce sera toujours la même pour cette même imprimante.
Bon courage.

13 Re: insoleuse et photo polymère le Ven 18 Juil 2014 - 9:49

jeanclaude

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Bien sur lolo mais Sonia a respecté le plan de E. Boegh, la distance et le type de lampes (ultravitalux) sont déterminés.

Ensuite passer ne niveau cde gris dans PS n'est pas la meilleures manière d'opérer.

Quelle type trame as tu acheté Sonia?

14 différence de trame le Ven 18 Juil 2014 - 13:20

lolo la barbouille


Alors dans ce cas, s'il s'agit exactement de la même boite que celle du livre les temps d'exposition pour le DK3 seraient de 40s pour la trame aquatinte, 35s pour un typon dessiné à la main (mais le temps sera moindre si les outils ne sont pas à 100% opaque) et de 15s pour le typon numérique. au moins 1min pour un dessin avec que du noir et du blanc sans aucune nuance et 2 minutes dans le cas d'un travail avec application d'un masque. Du moins ce sont les temps que nous a conseillés Henrik Boegh lors de son dernier stage et après mes propres tests je suis d'accord avec lui.

Jean Claude, lorsque tu interviens sur les sujets de gravure photopolymère tu es toujours très pointu (comme ds n'importe quel sujet d'ailleurs) sur le type de trame utilisée. Y a t-il énormément de différence entre les aquatint screen des différents fournisseurs, ou fais-tu référence au différent type de trame que l'on peut choisir lors d'une image bitmap (point, linéaire... ) ???

15 Re: insoleuse et photo polymère le Ven 18 Juil 2014 - 23:29

Laboarnodva

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Bonjour,

J'ai encore un peu de mal à comprendre les détails, mais Lolo je comprends ton histoire avec les niveaux sur PS pour avoir réalisé des typons pour les premiers essais avec du PNP Blue (qui sert à faire des circuits éléctroniques). Ça m'arrangerait donc de commencer avec ça, car je maîtrise bien PS. J'aimerais par contre savoir sur quel support imprimer le typon (photocopieuse laser? sur Rhodoid?)
D'autre part, vous parlez du DK3, c koa?  confused 
Excusez mes questions quelque peu naïves, mais quand on débute...

Merci d'avance!

Jean-Claude tu es le bienvenu, je suis un peu en vacances en ce moment, mais nous serons de nouveau en plein dedans vers la fin juillet. Nous serions enchantés de te rencontrer!

http://soniarenard.com

16 Re: insoleuse et photo polymère le Sam 19 Juil 2014 - 9:36

jeanclaude

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Bonjour
Le DK3 est un film polymère, fabriqué au Danemark et revendu par Enrick Boegh ou Filip Leroy.
Filip Leroy vend aussi des trames excellentes. Il a trouvé un flasheur qui peut encore en fabriquer.
Mais vous pouvez également utiliser du film polymere Stellaprint vendu par JoopStoop et la trame d'aquatinte vendue aussi par J.S.

Pour l'impression des diapositifs (que vous appelez des typons, ce qui suppose que le tramage y est incorporé), il ne faut pas n'importe quel transparent.
Vous pouvez utiliser du Copy-jet Agfa vendu par J.S.) ou du Novalith TPX100 (voir sur google).
Ces transparents ont une face très légèrement gélatinée et qui retient l'encre alors sur du transparent ordinaire elle sèche mal et parfois coule dans les hautes densités .

Je voudrais mieux préciser cette réalisation des transparents:
1) Méthode sous trame: soit vous imprimez sur le transparent une image N&B positive en haute définition (au moins 300) dpi  fidèle à l'image que vous voulez obtenir, sans écretage des valeurs les plus sombres (hautes densités). (dpi veut dire dot per inch, c'est à dire points par pouce)

L'exposition se fera en deux étapes:
Une première insolation aux UV du film polymère sous une trame aléatoire (temps indicatif avec le DK3 = 20 secondes, lampe ultravitalux à 70cm, trame Leroy)
Une deuxième  insolation aux UV du film polymèresous le transparent portant l'image.(temps indicatif 45 secondes)

2) l'autre méthode trame incorporée qui semble plus simple, mais plus difficile à regler pour un rendu optimum:
L'image à imprimer étant sur votre écran sous Photoshop doit subir un écretage des plus hautes densités  à 70% (image- courbes ) voir le petit livre "la gravure non toxique page 78
vous imprimez une image par points (bit map 900ppi diffusion) même page du patit livre en question
Vous avez réalisé un typon
l'exposition se fera en une seul étape:
Vous insolez aux UV le film polymère sous ce typon

17 Re: insoleuse et photo polymère le Sam 19 Juil 2014 - 11:58

Laboarnodva

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Merci Jean-Claude,
Ça y est, j'ai compris.
Donc notre liste de courses:

- DK3 (grafiskeksperimentarium)
- Copy-Jet Agfa (JS)
- cristaux de soude (droguerie)
- év. trame aquatinte (grafiskeksperimentarium)
- bac de développement (litière à chat ok?)
- brosse douce? (droguerie)
...

Je n'oublie rien?


http://soniarenard.com

18 premiers essais de photogravure le Lun 9 Fév 2015 - 19:23

Laboarnodva

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Bonjour,

Nous avons tenté nos premiers essais de photogravure, mais ça n'a rien donné.
Voici ce que nous avons fait:
- Nous avons appliqué du DK3 sur une plaque de zinc
- Nous avons insolé la plaque dans une cabine telle que décrite précédemment, avec un typon numérique, 15s.
- Développement dans un bain eau+cristaux de soude

Résultat: il ne s"est rien passé du tout. Mad

J'ai préparé deux petites plaques de cuivre pour demain, je vais refaire des essais.

Sonia

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19 Re: insoleuse et photo polymère le Mar 10 Fév 2015 - 15:36

jeanclaude

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Bonjour Sonia
Le zinc n'est pas le meilleur support pour le photopolymère, pour pas mal de raisons, moindre accrochage du film sur le métal, d'où des difficultés à commencer par l'enlèvement du mylar, décollement des bords dans le bain, reflet de la lumière qui permet moins de juger de la profondeur des creux dans le bain de carbonate.
le cuivre convient mieux.

A propos de carbonate, on en trouve facilement et peu cher sous la forme anhydre (disactis, joopstoop ou bien mon droguiste etc.) pourquoi les gens qui commencent s'entêtent à utiliser de la lessive de soude en cristaux ou autre phase avec toutes les difficultés à trouver la bonne concentration? Il me semble que lorsque l'on se lance dans cette technique il faut mettre toutes les chances de son coté et ne pas remplacer les produits qui marchent par les fournitures du quincailler du coin.

Pour le couchage du film sur le métal, que ce soit à la raclette ou sous la presse, il faut faire cette opérations sous lumière inactinique donc ampoule jaune dite anti-insectes ou ampoule 40 watts à incandescence à plus d'un mètre, mais surtout pas à la lumière du jour!

Pour décoller le film mylar (celui qui est brillant) après insolation, soulever doucement par un coin avec un morceau de scotch au bout d'un doigt, c'est plus facile.

Enfin pour les temps d'exposition ne pas vouloir la belle image dans les débuts mais faire des essais systématiques de temps différents d'insolation par masquage d'une partie du film avec un carton comme en agrandissement photographique. Faire ces essais en cherchant les limites trop ou pas assez ne pas se contenter d'un temps qui "marche"
On peut aussi utiliser une échelle de gris pour ceux qui connaissent un peu les échelles de densité

Enfin pour donner une ordre de grandeur avec un image jet d'encre sur copyjet et une lampe ultravitalux à 65 cm j'ai du exposer 1 minutes et cinquant secondes

Dans les débuts pour l'impression, les encres Akua sont plus faciles à essuyer que les encres grasses qui collent plus sur le polymère

20 résultats de nos tests de photogravure le Mar 10 Fév 2015 - 20:17

Laboarnodva

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Bonsoir,

Nous avons repris nos essais aujourd'hui toute la journée et avons enfin obtenus des résultats  Very Happy
Merci Jean-Claude pour ton aide!

Nous avons trouvé nos infos en grande partie dans le livre "la gravure non-toxique", qui est vraiment bien fait puisqu'il nous a permis de construire notre cabine d'insolation, mais qui a quelques lacunes au niveau du détail.

Espace de travail : Après que Jean-Claude nous ait dit que le DK3 ne devait pas être exposé à la lumière, nous nous sommes aménagés un coin plus ombragé pour pouvoir travailler, juste en occultant les fenêtres avec des rideaux. En effet, aucune mention n'en était faite dans le livre, ce qui nous a porté à croire que le DK3 ne réagissait qu'à une lumière très intense, comme en sérigraphie. Heureusement, le rouleau n'avait pas été endommagé.

Application du polymer : L'application du DK3 nous a posé quelque problèmes, même avec le système du scotch que nous avons essayé par la suite. Nous nous sommes rendus compte qu'il valait mieux préparer un peu au niveau du décollage et prendre une marge de sécurité pour éviter d'abimer l'image. Mais enfin c'est peut-être une question d'habitude... Le 2ème feuillet se décolle toutefois plus facilement si le DK3 a bien adhéré à la plaque. Nous n'avons pas pu constaté qu'un côté du DK3 était beaucoup plus mat que l'autre, mais enfin nous avons décidé que c'était sans doute le côté qui était à l'intérieur du rouleau qui était celui à coller à la plaque, et ça a bien marché.

Laminage : Nous avons essayé le laminage à sec et humide, et somme restés sur le laminage humide, avec un vaporisateur d'eau et une raclette à vitres. Le laminage sous presse marche bien aussi, mais a tendance à laisser des bulles, et notre presse est dans un endroit trop éclairé.

Bain de développement : Nous avons aussi décidé de changer la concentration de notre bain de développement. En effet, les informations que nous avions mentionnaient de la « soude ménagère ». C'est pourquoi nous avons demandé ce produit en droguerie, et c'est de la soude à lessive en cristaux qu'on nous a donnée. En cherchant sur internet, nous avons vu que la concentration n'est effectivement pas la même, et au lieu de faire l'aller-retour jusqu'à Vannes, nous avons redosé notre mélange qui a très bien marché. (1l d'eau + 20 g de cristaux de soude pour lessive (Phénix)
Nous avons vaporisé au vinaigre blanc, on constate instantanément une différence de texture de la surface, qui devient granuleuse.

Insolation: essai encre sur calque : Les temps d'exposition à 20 s sont totalement insuffisants, comme nous l'avions constaté la veille: il ne se passe rien. Sur les conseils de Jean-Claude, nous avons tenté un nouvel essai ce matin avec un dessin à l'encre de chine sur calque, insolé pendant 1 mn, sur cuivre: et enfin notre moral est remonté, car nous avons vu apparaître l'image dans le bain de développement. En effet, il n'y a aucune mention dans le livre de l'aspect que ça doit avoir. Donc, si ça marche, ça se voit tout se suite.


1er essai : Insolation - typon :
cuivre : encouragés par ce premier essai, nous essayons avec notre typon utlisé la veille (numérique, tramé à l'ordinateur, imprimé sur AgfaJet Copy sur photocopieuse laser). Insolation 1mn15s, sur cuivre : victoire !

Zinc : même essai sur zinc : le polymer adhère moins bien, le développement est plus fastidieux. Cependant, il semble y avoir plus de détails sur le zinc.

 
2ème essai : Insolation - typon :
cuivre : Insolation 1mn30s, sur cuivre : plus de détails, le polymer adhère mieux sur la plaque, le 2è feuillet est plus facile à enlever

Zinc : nouvel essai, avec 3 temps :
pendant l'insolation, nous recouvrons en partie la plaque avec une petite planche pour occulter la lumière, de façon à avoir 3 temps d'insolation sur la même image pour pouvoir en comparer la qualité : 45 sec, 1min15sec et 1mn 45sec.
Le résultat n'est pas meilleur, on voit à peine la différence entre les insolations et le DK3 n'adhère pas mieux avec un temps plus long.


Nous avons constaté que la couleur du polymer change, passe du vert (après insolation) au bleu.

Nos succès nous ont donnés envie de continuer demain!

http://soniarenard.com

21 Re: insoleuse et photo polymère le Mar 10 Fév 2015 - 21:10

Admin / jean-claude

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Admin
Bonsoir et merci Sonia d'avoir fait ce compte rendu.
C'est exactement dans la vocation du forum: partager ses expériences
Merci à toi.
PS je crois que je vais modifier le nom de ce fil qui était "construire une insoleuse" en ajoutant le mot polymère, pour faciliter les recherches par mot clé.
Par exemple "insoleuse et polymère"
tous mes souhaits de réussite pour la suite de ces essais.

http://aquatinte.forumactif.com

22 Re: insoleuse et photo polymère le Mar 10 Fév 2015 - 21:34

Laboarnodva

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Oui c'est une bonne idée Jean-Claude, je n'étais pas sûre où devoir poster ce message car il y a plusieurs fils sur le sujet.

Merci encore, bonne nuit,

Sonia

http://soniarenard.com

23 Nouveaux essais: impression le Ven 13 Fév 2015 - 12:41

Laboarnodva

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Bonjour,

Voici la suite de nos recherches et expériences en photogravure:

Nous imprimons les tests préparés avant-hier, impression sans morsure, c'est-à-dire en gardant le DK3 sur les plaques :
impression essai encre sur calque :
encrage au rouleau et à la poupée, encre 55981

La plaque est difficile à encrer (3 reprises)
Essuyage difficile : l'encre part facilement de la taille, car l'épaisseur du DK3 est trop faible pour retenir l'encre dans les partie larges, qui ne sont pas tramés.
Nous obtenons cependant un résultat assez proche d'un sucre, en enlevant l'encre de surface avec un papier passé au rouleau et un essuyage léger au papier.

Impression 1er essai : typon :
encrage: au rouleau et à la poupée, encre 55981

Essuyage: délicat, mais la trame accroche mieux.
Finition à la paume, sans blanc de Meudon.
Le résutat est bon.

Impression : essai sur un plus grand format 10x15, trame aléatoire plus fine :
(numérique, tramé à l'ordinateur, imprimé sur AgfaJet Copy sur photocopieuse laser).
Insolation : 1m 30sec, durcissement UV 15 m
Encrage : nous constatons que le DK3 n'a pas bien adhéré à certains endroits sur le côtés et se décolle.

Par contre, les traces de bulles au milieu ne sont pas visibles à l'impression

Le résultat est étonnant : les noirs sont très noirs (presque trop?)
Nous sommes tout de même très satisfaits !  cheers

Essais avec morsure :

Mordant :
Nous faisons une bande test au perchlorure de fer, échelonnée de 15 sec à 20 mn.
Comme nous débutons avec le perchlorure, il nous manque quelques éléments : Nous n'avons pas d 'éprouvette pour mesurer les degrés baumés, et les seules indications de dosage que nous avons sur place sont ceux de Gerstäcker. Nous n'avons que 400g de perchlorure, en cristaux. J'ai donc préparé une petite quantité de solution à 20%, en cuvette, puisque cette faible quantité ne me permet pas d'utiliser le bac vertical.
A cette concentration, il semble qu'à moins de 20 min la morsure n'ait pas l'air assez profonde.

Essai de morsure :
Nous essayons sur la plaque « camions » avec une morsure au perchlorure à 20 min.

Il semble que certaines parties n'aient pas été mordues. Ça ne semble pas être un problème de temps, les parties mordues présentant une morsure assez profonde,
mais de durée d'exposition aux UV. Faut-il exposer plus ou moins longtemps ???
Le temps d'exposition devrait-il être différent selon ta technique utilisée (avec ou sans morsure) ?

Calibrage de la trame aquatinte :
Entretemps, nous décidons de réaliser un calibrage de la trame aléatoire.
La trame aléatoire doit servir à tramer des photos directement en les insolant, sans passer par le tramage à l'ordinateur.

Nous faisons un premier essais échelonné de 30 s à 2mn.

A l'impression, le résultat est entièrement noir, quel que soit le temps d'insolation !

Nous décidons donc de refaire un calibrage avec des temps échelonnés de 2mn à 8 mn, avec des étapes de 45 s.

Et là... l'ampoule UV pète...
moralité : quand on commence à fatiguer, il vaut mieux s'arrêter avant de faire des bêtises.  Sad

PS: Si quelqu'un connaît un endroit pas cher pour les ampoules UV 300W, le moins cher que j'aie trouvé est 86,90 € pour 2 ampoules, port inclus.

http://soniarenard.com

24 Re: insoleuse et photo polymère le Ven 13 Fév 2015 - 13:13

remi bonnefoy


bonjour sonia
peut etre cherches tu ce type de lampe ?
http://www.francelampes.com/e27-reflecteur-r125-240v-300w-uv-ir-satinee-ultra-vitalux-osram-z-2880.html
si c'est le cas , ce n'est pas le type de lampe idéal pour ton usage.
ce type là est bien mieux
http://www.francelampes.com/e27-hpr-125w-vapeur-de-mercure-300400nm-z-9318.html.
( avec ballast )
n'est ce pas l'occasion de changer ?
salutations
rémi

25 ampoule le Ven 13 Fév 2015 - 13:27

Laboarnodva

avatar
Bonjour Rémi,

Merci pour le tuyau, en effet, ce site a l'air moins cher.

Pour l'autre ampoule, s'agit-il de celle-ci? (ton lien ne fonctionnait pas)

http://www.francelampes.com/pdf_product_info.php?products_id=9318

Dans ce cas, faut-il changer la configuration de notre cabine d'insolation (douille, temps d'expo...)?
Elle est beaucoup plus chère, quels avantages présente-t-elle?

Sonia

http://soniarenard.com

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