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Feutres de presse

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1 Feutres de presse le Mer 6 Fév 2013 - 8:27

Bonjour Jean-Claude,
Dans « Le grand livre de la Gravure », l’auteur parle page 136 de sa presse : Il a trois blanchets dont les deux premiers sont des feutres et le troisième un molleton.
Personnellement sur ma presse (table de 60x100), je n’ai qu’un seul feutre, de 4 mm d’épaisseur environ.
Je dis « feutre » mais je ne sais pas si c’est un « feutre » ou un « molleton ».
D’autre part j’ai lu dans le forum que tu préconisais 3 feutres de 3mm d’épaisseur chacun.
Je fais actuellement une manière noire et je ne trouve pas les tirages très satisfaisants. Peut-être s’agit-il aussi de mon grainage qui n’est pas suffisant. Ou de ma façon de dessiner sur cette face grainée.
Mais peut-être aussi cela vient-il de ce problème de feutres et molletons.
Peux-tu me dire les définitions qu’il a y derrière les mots feutre, molleton, blanchet ? Et si je dois impérativement ajouter deux feutres sur ma presse ?

Au passage :
J’avais lu il y a quelque temps que tu hésitais à acheter la meuleuse électrique de Monsieur Joffrion.
Personnellement, j’ai fini par l’acheter et je ne le regrette pas. Le fait d’être obligé d’enlever le manche du berceau pour l’affûtage n’est vraiment pas un problème. Celui-ci reprend sa place très facilement et le travail se poursuit comme si de rien n’était.
famatar

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2 Re: Feutres de presse le Ven 8 Fév 2013 - 9:56

Bonjour
Commençons par la fin et par le système Joffrion.
J'ai acheté une canne anglaise Oui-canne et j'en suis très satisfait, cette obligation de démancher le berceau ne me parait plus contraignante aujourd'hui après usage de cette canne anglaise qui fonctionne parfaitement et fait gagner temps et qualité du berçage.
Je n'ai pas encore acheté l'affuteuse mais je le ferai dans l'année.

Pour les molletons, feutre, blanchets et autres langes, il faut distinguer les tissés et les compressés. Personnellement je n'utilise que des compressés qui ne marquent pas de texture sur le papier.
La pratique montre qu'il est bien d'avoir au contact du papier un feutre mince qui se prête mieux aux finesses des tailles et au dessus deux feutres d'environ 3mm. J'ai observé qu'un seul feutre épais ne donne pas de bons résultats à l'impression pour des planches en finesse. Cependant pour les plaques avec de forts reliefs carborundum, collagraphie il faut des langes épais.
Au sujet de l'impression des manières noires je ne prétends pas être spécialiste mais Michel Roncerel dans Ars Nigra recommande 3 feutres de trois millimètres.
Il est bien difficile de te conseiller sur ton problème car la manière noire demande un travail d'encrage et d'essuyage particulier, tes difficultés peuvent provenir de là aussi. Il est dommage que Michèle Joffrion ne vienne pas sur le forum pour nous conseiller.
Sans l'aide d'un graveur expert en manière noire il ne reste que le travail personnel et beaucoup de réflexion.

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3 Manière noire le Ven 8 Fév 2013 - 11:43

Merci Jean-Claude de me répondre avec autant de sérieux. J’apprends des choses en te lisant.
Moi aussi je vais acheter cette « OUI CANNE » car pour l’instant je n’ai grainé au berceau qu’une plaque de cuivre de 16.5x 24 cm et l’effort qu’il faut exercer sur le berceau finit par provoquer des douleurs dans le bras.
J’ai mis 8 heures pour la faire et encore je ne sais pas si le résultat était atteint puisque je n’ai aucune référence ni conseil pour le savoir. J’ai entendu dire qu’il ne faut pas trop appuyer sur le berceau. A ce titre la « OUI CANNE » doit sans doute gérer la pression d’elle-même pas son propre poids. Je suppose aussi qu’en réglant son inclinaison, l’avancement se fait automatiquement. Il faut être logique, si l’on veut se lancer dans la manière noire, il faut cet instrument. La manière noire m’attire par son aspect mystérieux. L’image semble venir des profondeurs.
Je retiens l’idée des trois feutres dont le premier, celui du dessous, est plus fin que les deux autres, pour une pression plus subtile. J’ai envie d’essayer la combinaison suivante mais après avoir lu le livre dont tu fais référence : un feutre fin, puis un feutre de 3 ou 4 mm, puis un molleton tressé par-dessus car j’ai entendu parler de ce molleton tressé dans le livre de Ann D’arcy Hughes Hebe Vernon-Morris « Le garnd livre de la gravure, techniques d’hier et d’aujourd’hui », page 136, où l’auteur prétend qu’un molleton au dessus de 2 feutres exerce une pression supplémentaire sur les fibres du papier humide .
Quant au carburundum et à la collagraphie je ne connais pas encore ces techniques mais ça viendra peut-être.
J’ai la chance d’habiter assez près de Monsieur Joffrion (140 km) et je compte aller le voir puisqu’il me le propose. Je veux absolument comprendre ce qui se passe et pourquoi à l’impression j’obtiens un résultat moutonné, je veux voir de près une plaque grainée selon les règles de l’art, je veux aussi comprendre comment graver la plaque grainée pour obtenir les meilleurs résultats possibles. J’ai remarqué qu’une très faible variation de valeurs sur la plaque entraîne une forte variation de valeurs à l’impression. Mais je voudrais m’assurer de tout cela en m’entretenant de vive voix avec un spécialiste.
Merci encore et à bientôt si tu le veux bien.
Famatar.

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4 Re: Feutres de presse le Lun 11 Fév 2013 - 16:51

Bonjour Famatar
Quelle genre de difficulté rencontres-tu en manière noire?
Pour moi et sans doute pour tous les graveurs qui n'y sont pas expert c'est la difficulté de faire des surfaces unies. Les modelés en demi teinte qui sont la beauté du procédé paraissent au début impossible à maîtriser.
Il est difficile d'anticiper l'effet du brunissoir, ou du grattoir à l'impression. Telle partie qui semble bien modelée à l'examen du cuivre en lumière rasante se révèle pleine d'irrégularités, voir de taches à l'impression. Et comme il n'est pas recommandé de multiplier les états ce n'est pas facile.
Je crois que c'est l'habitude, le métier, qui permet peu à peu de "voir" les effets du travail sur le cuivre.
Bien entendu il faut que l'encrage et l'essuyage soient réussis mais c'est vraiment le travail sur le cuivre qui prime.
amicalement

Voir le profil de l'utilisateur http://aquatinte.forumactif.com

5 Re: Feutres de presse le Mar 12 Fév 2013 - 14:58

je reprends ma casquette d'utilisateur
Famatar si tu vas voir Michèle Joffrion essaie de nous ramener des conseils.
Je ne crois pas qu'il y ait un secret dans les gestes, simplement il faut apprendre à voir le cuivre et à le comprendre en regardant l'impression résultante.
J'ai le livre très détaillé de Carol Wax (auquel que les Joffrions ne souscrivent pas toujours) on peut lire et relire et oublier de petits détails tout bêtes qui sont indiqués, par exemple croiser les passages de brunissoir et/ou d'ébarboir afin de ne pas laisser de stries visibles à l'impression, examiner la plaque gravée sous un papier calque, égaliser des zones à la laine d'acier la plus fine...bref des tours de mains.
J'avais à l'occasion du tournage de la vidéo "des reliefs et des creux"regardé de pres un artiste de la maniere Noire André Achard, il travaillait le cuivre avec des gestes très naturels mais avec une attention extrême, même observation pour Judith Rothchild.
Je pense qu'il 'y a aucun mystère, juste une technique à apprendre et à parfaire.

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6 Re: Feutres de presse Aujourd'hui à 11:13

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