aquatinte

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cuivre : préparation de la plaque, dégraissage et aquatinte

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Francisco Dominguez

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J'ai observé que dans les processus que vous mencionez ont apparus quelques problèmes comme ceux que j'ai souffert quand de confectionner aquatintes suprêmement sensibles il se traité. Je le mentionne parce que je crois que certains de ces problèmes doivent voir avec la préparation de la plaque plus qu'avec la méthode utilisée ou la manière de le porter à bon termine. Une photogravure, une heliogravure ou tout autre système qui nous permet de transférer à une matrice de cuivre une image détaillée et précise nous exigira, avant tout, une propreté adéquate de la surface du cuivre.
Je ne prétends pas leur enseigner rien nouveau mais considère opportun de leur expliquer ce qui j'ai observé tout au long de ces années de plein dévouement d'un processus qu'il exige des expositions à l'acide de faibles seconds.
Ils auront entendu parler de beaucoup de matériels et de différentes méthodes au moment de nettoyer la plaque, spécialement lui concernant le savon au moment de dégraisser le métal. Tous ces trucs sont inutiles aujourd´huy. La plus légère imperfection, y compris une simple goutte de salive, ou du frottement d'un doigt suffiraient de paralyser l'action de l'acide plusieurs seconds. Parfois suffisamment comme pour qu'en obtenant le premier essai d'état nous nous portions une surprise désagréable.
Il faut penser que le papier de verre, en sécheresse, est une méthode plus que suffisante pour laisser le cuivre parfaitement dégraissé. N'utilisent pas aucun autre méthode. Je polis la plaque insistamment, d'abord avec le papier de verre à l'eau nombre 800, (mais toujours en sécheresse), apres au papier de verre de restauration nombre 1200 et finalement avec l'éponge d'aluminium je frotte bien la surface du métal, en essayant toujours d'antéposer une feuille en blanc, dans le but d'éviter de toucher le cuivre. À la fin propre avec rôle de soie et je commence à travailler.
Si nous le pensons attentivement nous arriverons à la conclusion qu'est impossible que dans cette plaque il reste la plus petite trace d'impureté. Tout produit qu'ils utilisent, même si paraît mensonge, peut ralentir la corrosion de l'acide. Je le expose parce que beaucoup de problèmes apparaissent précisément par une propreté inadéquate du métal.
Je réjouit d´avoir entré dans ce forum parce que je crois que vous avet réveillé ma curiosité. Je crois que je ne tarderai pas beaucoup à m'unir à vous dans ces nouvelles méthodes.
Une salutation.

http://info1artecom.artelista.com/

2 Sur le cuivre le Mer 23 Déc 2009 - 10:23

jeanclaude

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Bonjour à tous
La méthode traditionnelle fonctionne parfaitement si on l'applique avec soin : blanc d'Espagne appelé aussi "blanc de Meudon" et solution de soude, frotter énergiquement et rincer pour voir si l'eau s'écoule en nappe sinon recommencer et ensuite désoxyder avec le "brillanteur" mélange de vinaigre blanc et de sel de cuisine.
Pour la pose de film polymère je ponce le cuivre avec une ponceuse orbitale et du papier abrasif à l'eau de granulosité 900.
Henrik Boegh et ses émules du non-toxic ne jurent que par la sauce soja, j'ai déjà essayé je n'y vois pas d'avantage sinon une odeur de cuisine asiatique dans l'atelier.

Francisco Dominguez

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Certainement Jeanclaude, celui la est le méthode correcte pour dégraisser une plaque, mais malgré tout exige être extrêmement soigneux et il devient nécessaire d'utiliser des produits que j'ait écarté complètement, ce qui indique qu'ils ne sont pas tellement utiles comme dit la tradition, et en vérité que j´ait pratiqué toutes les techniques connues, sauf celles qui traitent de la gravure non toxique, et en cela je marche.
La méthode que je préfère, l'aquatinte directe, confectionnée avec une seule résine, exige avant tout une propreté soigneuse du métal, la plus petite impureté annulerait un travail qui peut porter un mois et que l´ont ne pourrait postérieurement solucioner. Connus sont les problèmes qui suppose remettre une résine nouvelle sur une autre détériorée.
L'aquatint est le méthode plus utilise pour achever une eau-forte des grandes lignes mais à des occasions rares il est utilisé comme technique directe, dû sans doute à sa complexité, qui n'est pas si grande si on connaissait réellement les problèmes qu'elle pose.
Le premier de d'eux est la taille de la résine. Peu d'enregistreurs le tiennent en compte réellement. Il est rendu nécessaire de s'émietter avec un moulin de café jusqu'au point précis auquel la chaleur arrive à transformer la résine dans une espèce de latex spongieux. Nécessaire préparer une bonne quantité.
Quand nous mettrons la résine en suspension, en insufflant de l'air dans la caisse de resine, il sera nécessaire d'attendre, au moins, une minute avant d'introduire la plaque dans la caisse et toujours en antéposant un carton plus grand que le métal.
Le temps que nous maintiendrons la plaque dans la caisse où est suspendue la résine ne dépassera jamais les soixante-dix seconds. (j'essaye de ne pas dépasser la minute). Après avoir adhéré la résine par chaleur, nous aurons obtenu que la grosseur du grain qui se dépose est le adéquate et la quantité le juste pour obtenir dans cette plaque les gris les plus sensibles en peu plus de de trois seconds.
Ajouter que dans ce cas j'utilise seulement le Zinc d'une plus grande qualité, (micrométal) et je mords avec acide Nitrique dilué 1 x 12 d'eau. Je travaille les réserves les plus sensibles avec le crayon normal de graphite, le lithográfique, celui que l´ont appelé le crayon pour les yeux, le papier de calque utilise dans les anciennes machines d´ecrire, et vernis de réserve.
Je vous parlerait de la possibilité de confectionner une aquatinte avec le calque mentionné dûment fixé à la plaque.
Bonjour a tous.

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gary thibeau

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Merci Jean-Claude de rappeler LA bonne méthode pour dégraisser les plaques a savoir blanc d'espagne + potasse ( ou soude) afin d"associer un dégraissage chimique (la potasse) et un dégraissage mécanique le blanc d'espagne)
On trouve parfois dans certains bouquins de gravure une méthode qui associe le blanc d'espagne et le vinaigre blanc :
Stupide, y a pas d'autre mot car un acide plus un calcaire neutralise l'acide et donc on perd le bénéfice du dégraissage chimique .
Le vinaigre blanc est par ailleurs un dégraissant doux, utilisé dans l'eau forte pour " nettoyer " les traits avant de plonger la plaque dans le mordant.
Associé au sel de cuisine il se forme de l'acide chlorhydrique (faible, environ à 5 % ) très utile mais qu'il ne faut évidemment pas neutraliser par du blanc d'espagne
Pour le séchage final, l'alcool à bruler ( étant miscible à l'eau de rinçage) évitera l'oxydation de dernière minute
Certains sèchent leurs plaques à l'air comprimé ( Hein Jean-Claude ) méthode parfaite à condition d'avoir un air PARFAITEMENT dépourvu d'huile : la plupart des compresseurs ont leur piston lubrifiè à l'huile donc vérifier que le système est adapté.
Quand à l'odeur, faire des essais au whisky ou , mieux à la prune de Souillac bien qu'une autre destination soit, à mes yeux, préférable.
La méthode de dégraissage blanc d'espagne + vinaigre me sert aussi de détecteur de "savoir et de compétence" lorsque j'ouvre un bouquin de gravure Il n'est pas rare de trouver chez les auteurs qui le préconise d'autres conneries : le chapitre mouillage et séchage du papier est une mine ou s'épanouissent les idées stupides.
Nous en reparlerons.
En attendant, Joyeux Noël à tous les graveurs et leurs proches .

Francisco Dominguez

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Le sel marin mélangé avec vinaigre a été avec le jus de citron un des premiers acides utilisés pour confectionner des eaux-fortes.
J'éviterais, dans la mesure du possible, l'utilisation d'alcool à brûler. Une petite baisse, en étant séché, a la propriété de retarder considerablement la mordue du Perclorure et un peu moins celle de l'acide nitrique. Dans des agressions puissantes cela n'ait peut-être pas trop d'importance mais moi je le tiens bien en compte, tant que comme j'ai déjà dit je n'utilise autre chose qui le papier sablé à l'eau pur nettoyer la planche.
Une autre des mensonges très répétés dans les livres qui parlent des aquatintas est l'impossibilité d'obtenir des noirs très puissants avec une résine excessivement fine. Quelle grande erreur.
Une des choses qu'appelle l'attention dans les aquatintas de Picasso est justément sa finesse et le ton tellement intense qu'il obtenait avec elles. Dans une exposition mémorable qu´ont lui a consacré ici à l'Espagne j'ai pu découvrir la raison grâce à une succession d'essais d'état d'une de ses oeuvres. Pablo Picasso effectuait ses aguatintas comme le ferait tout professionnel, mais quand il avait effectué en ces dernières plusieurs mordues et la résine avait été affaiblie en raison de l'agression, il séchait bien la plaque et il donnait un bain à la plaque d'encre lithografica légèrement diluée. Ce truc tellement simple renforçait considérablement le ton de l'oeuvre.
Il n'est pas non plus nécessaire de recourir à cette tactique pour obtenir noirs très intenses, il suffit de connaitre le temps qu´une resine peut soporter l´acide avant de se lever.
Nous en parlerons de cela.
Bonsoir et bonne annee a vous tous.

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gary thibeau

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Exact Francisco, en hélio, il n'y a qu'un seul grain et très fin et pourtant les noirs peuvent être très profond
mais il souvent plus sûr de superposer plusieurs grains, les gros grains d'abord avec une morsure profonde puis de plus fin moins mordus
pour ne pas "bouffer" les premiers et effacer les points blancs qui restent
Quand tu dégraisses au papier de verre même très fin, tu fais comment pour "sortir" tes blancs ?

gary thibeau

Francisco Dominguez

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Il est ainsi, une aquatinte nous permet une infinité de trucs, comme superposer des résines de certaines grosseurs, sourtout dans le cas des manieres noires. Moi je procure que le grain soit le plus leger possible et dans le but d'éviter que dans le papier on observe précisément la grosseur de la trame, ce que je fais c´est de travailler toujours avec une seule résine, de principe à fin. Si je dois renforcer un certain ton je recours à la pointe sèche ou au berceau, y compris aussi le papier verre à l'eau nombre 800, qui permet également de travailler le grain par simple pression avec la pointe d'un crayon sur une base de vernis.
Après avoir utilisé le papier verre de restauration, a l´eau, le número 1200, j'essaye de polir la surface du cuivre, ou du zinc avec éponge d'aluminium, ici nous l'appelons ainsi, il s'agit des tout petits filaments de zinc, toujours le plus mince. Postérieurement je révise à nouveau le métal avec du papier de soie.
Terminé la gravure, et après le bain de galvanoplastie, je frotte à nouveau la plaque avec un produit que me procure l'entreprise qui lui donne le bain de chromo à la gravure.
C'est une pierre relativement douce, qui se dissout en la frottant avec un chiffon et un peu de essence de térébenthine. Je ignore comme Ça s´appelé, mais je essayerai de m´informer, car mon ami Pedro se limite toujours à me donner des morceaux de cette pierre et moi je les utilise sans plus.

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Francisco Dominguez

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Un autre détail qui me paraît important quand on parle des aquatintes et qui convient tenir en compte consiste ce qui suit : Il arrive qu'après avoir frotté la surface du cuivre avec papier de verre le métal est électriquement chargé et il est même réchauffé. Si nous mettons cette plaque dans la caisse a resiner à l'instant d'avoir terminé la pulimentación, la résine aura tendance à se concentrer au milieu de la plaque de métal, ce pourquoi elle n'est pas uniformément distribué et cela sans doute affecterait l'oeuvre. Il convient de laisser la plaque reposer un temps sur une surface froide de métal ou placer toujours cette dernière sur une autre plaque plus grande avant de résiner.

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9 Sur le cuivre le Ven 25 Déc 2009 - 14:07

jeanclaude

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Bonjour à tous
A mon avis Francisco, il ne s'agit pas d'électricité statique.
Il est impossible d'électriser un métal conducteur comme le cuivre par frottement sans être dans une atmosphère ultra sèche et en isolant le métal de tout contact avec un conducteur. Simplement la prise en main du cuivre suffit à le décharger complètement.
Il s'agit bien plutôt d'un phénomène aérodynamique qui crée des tourbillons en bord de plaque dans la boite à grain et le dépôt est plus faible à la périphérie du cuivre.
C'est pourquoi il est recommandé depuis bien longtemps de poser le cuivre sur une plaque plus grande (en carton, bois ou n'importe quoi d'autre) pour avoir un dépôt uniforme sur le cuivre.

Francisco Dominguez

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Bonne apres midi a vous tous.
Je ne peut laisser de vous donner la raison. Ce sont beaucoup les choses que j'ignore en relation a ce qui lui arrive à une plaque de métal quand ont la dépose dans une boite a grain. Il n'est pas facile d´expliquer pourquoi la résine, microscopique, tellement petite qu'il est impossible de la voir à simple vue, s´ettant sur la surface du métal en formant une croix, dont les pointes se dirigent précisément vers les 4 bords pointus de la plaque. Il arrive toujours ainsi, spécialement après avoir soumis le métal au poli approprié. Je pensait a l'électricité statique par intuition, mais, ¿qui le sait ?. Il est indiscutable qu'il peut s´agir d'une autre chose, bien que nous ne connaissions pas réellement le motif. Ce sont seulement des suppositions, mais la questión est que ces choses la arrivent.
En travaillant sur le zinc.
Oscar Manesis, un artiste espagnol tres populaire, s'est rendu compte de la possibilité d'utiliser le papier carbone, (pour reproduire les textes dans les anciennes machine a ecrire), comme réserve. Ce qu'il a fait n'a pas pu être plus simple : Polir la plaque, placer en haut le papier carbone et dessiner avec un poinçon émoussé, qui ne coupe pas le papier.(Ça sert un crayon), il a effectué un dessin qui a postérieurement soumis à l'action de l'acide nitrique. Le résultat n´a rien a de spectaculaire. On obtient des grandes lignes, imprécises, en relief, qui peuvent supportes petites mordues de l'acide mais elles ont la propriété de retenir l'encre. Dans la surface si nous utilisons rouleau et dans ses flancs si nous nettoyons avec tarlatane. En définitive, que le résultat qui est obtenu n´est pas bon et la technique manque d'intérêt . En travaillant avec ce moyen la je me suis rendu compte qu'on peut obtenir des effets beaucoup plus frappants si nous créons initialement une base avec crayon litho (le plus dur) et postérieurement nous dessinons avec le papier carbón en haut. Effectué le dessin nous révisons à nouveau les grandes lignes avec le crayon lithográfique, de cette manière ont peut fixer les grandes lignes avec fermeté au métal, en obtenant des reliefs linéaires plus frappants et voyants. En suivant avec ce processus j'ai eu la présence de travailler avec le papier carbón sur une aquatinte. (Avant le grain de resine et apres). S'agissant d'un produit certainement visqueux le charbon se fixe parfaitement et chaque ligne se transforme en une réserve parfaite. Supposons que nous voulons créer l'effet d'une toile d'araignée dans une zone en ombre. Par ce moyen on peut obtenir cet effet sans problème. Le brillant des cheveux, les effets de l'herbe. Cette finesse dans une ligne, obtenue par la méthode simple de placer le papier charbon sur la résine et dessiner par pression c´est ce qui fait que pour moi se soit la ressource la plus simple et effective au moment d'obtenir des blancs imprécis qui seraient difficile de realiser avec brosse et vernis.
C´est un moyen idéale pour obtenir des lignes blanches sur fond noir. Mais il nous offre des autres posibilites.
C'est une peine ne savoir pas s´exprimer avec clarité en franÇais. J´espère au moins, savoir m´expliquer j'avec propriété.

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Francisco Dominguez

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L'exercice le plus complexe, quand de confectionner une oeuvre à l'aguatinta, est d'essayer d'éviter la différenciation tonale qui existe entre une mordue et celle qui la précède. On a besoin de beaucoup de pratique pour obtenir un bon résultat et ce qui est choquant est qu'aucun livre technique ne t'explique comme le faire. Ils parlent de temps d'exposition dans l'acide, de la taille des résines, de la température, dont s'il rend froid ou fait chaleur et que cela affecte l'acide. Pour obtenir des tons plats la seule chose que l´ont doit faire est de mettre la plaque dans l'acide et attendre. Mais, comment obtenir des volumes et dégradés tonals en utilisant seulement les réserves de vernis ?. Le Nitrique est un acide suprêmement facile à manier quand nous travaillons avec plaque de zinc et n'existe pas le plus petit problème au moment de le contrôler, toujours, évidemment, que nous travaillons un lieu où la température est stable. Ce que je fais est dessiner sur la résine avec un crayon de graphite normal, de mine douce et avec du papier carbon. Postérieurement cette base de graphite ou carbón je les fixe en le révisant avec crayon dur lithográfique. (je travaille toujours en négatif). -Pourqoui utiliser graphite si le crayon lithográfico permet de dessiner directement sur la résine?. La réponse ne peut être plus simple : la finesse et la délicatesse de l'oeuvre pour ceux qui cherchen cette perfection. Le crayon de graphite supporte l'agression de l'acide nitrique plusieurs seconds avant que l'acide commence à mordre la plaque. Si nous renforçons cette vertu en le fixant sensiblement avec le crayon litho, nous obtenons que cette mordue se ralentisse aussi. D'autre part le graphite produit un effet de velours ; le lithográfique, étant plus doux, il remplit quelques cavités et les grains de la trame sont perçus à simple vue. Métode ideal pour faire, par exemple, des nuages.
Quelqu'un dira qu'on peut progressivement obtenir des effets de dégradée en inclinant la plaque dans l'acide. Cela est bien pour de grandes extensions, mais dans le petit détail cella ne resulte pas. Si le graphite supporte quelques secondes, en dessinant avec lui sur la résine ce que nous faisons est déposer du charbon su la planche. Si la mine est douce nous pourrons donner corps au dessin. Où le graphite montre un film décède l'acide il attaquera plus et où la base de graphite est plus lourde l'acide nitrique mordra moins. De cette manière, fixant le graphite avec le litho l'effet de réserve augmente. Une fois effectué le dessin nous couvrons ce qui procède avec vernis, pour obteer les blancs les plus pur. De cette manière tellement simple ont reussi que ne se perçoiven pas les différences tonales qui existent entre les diferentes mordues. Cependant, pour pouvoir obtenir ceci il est rendu nécessaire de ne plier jamais le temps d'exposition dans le milieu acidulé. Je m'explique : si la première mordue avec un grain extrêmement fin, a souffert un bain de 4 secondes, la suivante ne doit pas dépasser les 8, la troisième les 16. Avec patience et une innombrable succession de bains il est possible d'obtenir des effets réellement photographiques.
Autre questión importante c´est que una resine si mince ne supporte plus de 10 minutes dans le nitrique.
Cette metode la serait imposible avec le cuivre et le perclorure.

http://info1artecom.artelista.com/

12 Mais alors ? le Sam 9 Sep 2017 - 22:23

Ben du bief

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Ce débat est passionant, merci de vos lumineuses précisions.
Néanmoins quand vous parlez de potasse ou de solution de soude... Vous pouvez être plus précis ?
C'est quoi ? ça se trouve où ? quel mélange ? bref comment on fait

Et quand vous parlez de préparation par polissage, peut-on avoir les étapes siouplé ? ah moins qu'elles ne soient mentionnés dans un autre sujet.

http://www.lebief.org/

jeanclaude

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Bonjour
je vais donner à nouveau quelques indications au sujet du dégraissage:

la potasse ou la soude sont des dégraissants.
Le blanc d'Espagne ou blanc de Meudon est une poudre très fine de calcaire qui joue le rôle d'abrasif léger.
J'utilise de la lessive de soude en produit ménager, en solution 10 % à 15%
dans l'eau.
On dépose un peu de blanc de Meudon sur la plaque et on verse à la pissette un peu de la solution de manière à faire une bouillie blanche qu'on frotte énergiquement sur toute la surface de la plaque.
En rinçant la plaque sous l'eau du robinet on voit si la nappe d'eau s'écoule uniformément si ce n'est pas le cas il reste des zones insuffisamment dégraissées, il faut alors recommencer.

Ensuite on désoxyde le cuivre avec une solution de sel de cuisine dans du vinaigre blanc. Le cuivre prend une teinte rose uniforme.

Comme il est dit plus haut et souligné avec véhémence par Bruno, il est stupide de mélanger le dégraissant basique avec le désoxydant acide, on est certain de détruire leurs rôle spécifique dans l'opération.

thierry fleuret

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Bonjour à tous

Je rajoute mon grain (de sel), je suis tout à fait d'accord avec Francisco, pour de l'aquatinte sur zinc gravée au nitrique, le polissage au papier de verre marche très bien & suffit largement.

Pour le cuivre par contre, le dégraissage chimique est préférable, celui-ci s'oxydant plus vite,
Et l'adhérence du vernis y est plus faible.

Amitiés

Thierry F.



Dernière édition par thierry fleuret le Dim 10 Sep 2017 - 16:33, édité 1 fois

http://thierry-fleuret.e-monsite

jeanclaude

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Bonjour
C'est vrai Thierry que tu graves surtout le zinc.
Comment fais tu pour te procurer de l'acide nitrique ? il faut trouver un fournisseur à proximité car les expéditions ne traitent pas ces produits (par exemple joopstoop) il faut passer au magasin.
bon dimanche

thierry fleuret

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Je reste sur un vieux bidon de 10 l que j'ai depuis 5 ans !

Helas , il est bientôt fini, et je passerais alors probablement mais avec regret au sulfate !

http://thierry-fleuret.e-monsite

jeanclaude

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Oui au "saline etch" mélange de sulfate de cuivre et sel de cuisine.
Un mordant, rapide et précis mais hélas la morsure est moins visible, masquée par le dépôt marron dans les tailles. Un dépôt qui ne gêne pas la morsure et qui se détache facilement quand on agite la plaque, ou si on la brosse avec une plume mais enfin la subtilité des petites bulle d'hydrogène, le suivi à l'oeil est moins évident.
Le dépôt marron flotte finalement au dessus du bain de sulfate et il faut l'écumer avant de remettre le mordant dans le bidon.

Je l'ai un peu utilisé, il m'a semblé très bien pour faire des tailles nettes et profondes, je ne sais comment ça se passe avec le grainage de résine.

Si quelqu'un sur ce forum peut nous en parler ce serait appréciable.

Ben du bief

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Tu veux dire Jean Claude que le miror qui faisait office de dégraissant peut être entièrement remplacé par du blanc de meudon et de la lessive st marc ?
Super !

Et pour la solution de sel et de vinaigre, tu fais comment ? Du sel fin ? Du gros sel ?
Quelle quantité ?

Je suis pénible avec toutes mes questions mais ça m'intéresse vraiment vraiment et j'ai une plaque un peu tacheté que je veux nettoyer avant d'attaquer le burin.

Bonne fin de dimanche !

http://www.lebief.org/

jeanclaude

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Bonsoir
Sans vouloir vous choquer je crois que vous mélangez un peu .
Le nettoyage du cuivre en gravure au mordant (acide nitrique, perchlorure, saline etch ou autres) n'a pas pour but de faire joli mais de permettre au vernis d'adhérer étroitement au cuivre et de permettre à l'acide de mieux attaquer les partie découvertes, par le tracé de la pointe en eau forte par exemple.
Pour ce qui est du burin qui vous préoccupe, le nettoyage avant ou après n'a aucune importance concernant les tailles qui se font par le moyen mécanique du creusement du cuivre.

Mais employer du Miror pour nettoyer le cuivre avant la pose du vernis est une idée qui ne viendrait pas à un graveur un peu renseigné par l'observation dans un atelier ou par la lecture d'un des nombreux ouvrages fascicules ou gros livres qui traitent de la gravure.
Selon la composition indiquée sur le bidon il contient un naphte lourd donc un peu gras, pas spécialement conseillé pour dégraisser !
le miroir pour les casseroles oui bien sur...
Je vous conseille de lire le dictionnaire de l'estampe d'André Béguin ou tout autre ouvrage traitant de la gravure.
cordialement

pat2127

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Bonjour à chacun,
Ces nouvelles contributions à plusieurs années d'intervalle sont très intéressantes!
J'apprends que de dégraisser avec du blanc de Meudon et de l'acide acétique en dilution dans de l'eau est une aberration! Ce que j'avais appris en cours de gravure... à noter qu'en plaçant la plaque sous l'eau courante il n'y avait pas de zone où l'eau ne coulait pas uniformément.
J'ai fait des morsures profondes pour imprimer en blanc (gaufrage) et je suis justement découragée parce que le vernis saute par endroit et en étalant du vernis à ces endroits-là il ne tient pas longtemps. Cela donne des plaques toutes tachetées. Et comme j'associe à ces morsures profondes des motifs à l'eau forte ces tâches se marquent évidemment à l'encrage.

Donc je vais changer ma façon de dégraisser et voir ce que cela donne!

Est-ce que l'étape pour désoxyder le cuivre avec une solution de sel de cuisine dans du vinaigre blanc est incontournable?
je n'ai jamais entendu ça dans mes cours.

Je suis ravie d'avoir pu lire toutes ces informations précieuses. Merci!

Patricia

jeanclaude

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Bonjour Patricia
Je réponds très vite au début ton message
cela a été dit de nombreuses fois sur ce forum:
le dégraissage acide acétique et blanc de meudon est en effet une aberration.
Tout le monde sait que l'acide acétique ou chlorhydrique ou autre, attaque le calcaire, on détruit donc d'un seul coup la fonction dégraissante et la fonction abrasive

l'utilisation de la solution de lessive de soude et du blancs de meulon est la bonne manière de faire, encore faut il avoir le soin de passer cette bouillie avec insistance et en faisant pression.
J'ai vu des graveurs débutants faire une sorte de promenade caressante sur le cuivre et évidemment c'était inefficace.
Voir le test avec l'écoulement de l'eau en nappe.

La désoxydation est une précaution pour rendre la surface du cuivre parfaitement nette de toute tache , c'est  facile à faire et  bien utile pour contrôler les progrès de la morsure sur un cuivre à la teinte uniforme.
C'est particulièrement utile voir indispensable en héliogravure, technique souvent ignorée, même par les professeurs.

Pas besoin de sortir de deuxième année de physique chimie:
Une cuillerée à soupe de gros sel dans un litre de vinaigre blanc.
le tout dans une pissette et on verse la quantité suffisante pour recouvrir le cuivre, rinçage immédiat et séchage ensuite.



Dernière édition par jeanclaude le Lun 11 Sep 2017 - 16:20, édité 3 fois

pat2127

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Merci Jean-Claude,
c'est tout à fait clair.
A bientôt,
Patricia

Ben du bief

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bonjour à toutes et à tous,

merci Jean Claude pour toutes ces précisions.
En effet aux beaux arts on me faisait dégraisser mon cuivre au miror avant d'y poser le vernis.
je comprends beaucoup mieux tes explications qui semblent d'une simplicité déroutante.
merci pour ça !
bonne fin de journée.

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