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Quel mode d'entrainement du plateau choisir ?

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Bonjour, je souhaite acheter une presse pour réaliser de la linogravure dans un premier temps et pouvoir ensuite l'utiliser pour imprimer des eaux fortes. J'ai vu qu'il existait des presses dont le plateau est entrainé par le cylindre inferieur et d'autre par le cylindre supérieur. Je souhaite aussi utiliser mes linos gravés pour faire du gaufrage sans encre.
Pouvez vous svp me conseiller sur le choix du mode d'entraiement du plateau.
Merci d'avance
Olivier

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Par le cylindre du haut. C'est l'idéal.
regarde les premières presses bois, le principe idéal n'a pas changé.
surtout pour une presse qui servira à différentes techniques, tu auras un meilleur ressenti du moment ou ton lino passe ou glisse... héhé

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Merci

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pierre


Admin
C'est la réponse classique que l'on lit partout,
mais j'aimerai avoir l'avis de qq'un ayant une presse à entraînement par le dessous qui partage son expérience.

Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/grifeblois/
Bonjour à tous, bonjour Pierre.
J'ai eu il y a plusieurs années une presse Marcel Lauwers avec entrainement par le cylindre inférieur.

Le réglage de pression par les vis de pression étant toujours assez incertain je me suis vite aperçu que l'intensité de la pression est essentiellement contrôlable par l'épaisseur des langes.
Comme entre les séance d'impression je ne voulais pas laisser plusieurs jours les cylindres et les feutres en pression, je conduisais le plateau jusqu'au dégagement des feutres sans modifier les vis de pression.

Hélas, ensuite pour les remettre en place avant impression sans toucher aux vis, les feutres buttaient sur le cylindre supérieur sans s'engager alors que le cylindre inférieur patinait sous le plateau.

J'ai donc acheté par la suite une presse avec entrainement par le cylindre supérieur qui monte sans difficulté sur les feutres étagés en escalier même si la marche est haute. On retrouve à chaque fois la même pression (à moins de vouloir en changer pour des raisons techniques eau forte ou pointes sèche par exemple et même dans ce cas je joue sur l'épaisseur des langes).

Je règle des vis de pression pour faire de petits ajustement fins mais pas pour retrouver la pression de base.

J'ai déjà vu des presse à entrainement par une roue dentée et crémaillère sous le plateau, là pas question de patinage... Je ne sais pas ce que m'a dit un jour notre ami Bruno au sujet de ce type de presse.



Dernière édition par jeanclaude le Mer 26 Sep 2012 - 15:25, édité 1 fois

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pierre


Admin
Merci Jean-Claude pour ces précisions.

On peut faire le tour des fabrications de presses et on trouvera toujours des différences et de curieuses-mauvaises bonnes idées
J'ai le vague souvenir de presses Sennelier ou distribuées par où les rouleaux semblaient libres et reposaient sur des galets. la pression effectuée par une sorte de cric hydraulique posé au milieu d'un fléau pour équilibrer la pression. Aucun souvenir du mode d'entraînement.
Et je suis retombé hier sur le site d'un fabricant de tracteur à chenilles qui a aussi conçu une presse dont je n'ai pas très bien compris le processus de mise en pression.
J'ai une mini presse en bois dont le plateau (16,5x29 cm) est entraîné par une vis sans fin.

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Salut à tous,

la presse avec pression hydraulique était construite par un nommé Belledonne, architecte de son état, qui pensait révolutionner le système.
Malheureusement des cylindres désespérément trop petits en diamètre ont fait que cette machine n'a jamais été valable.
La pression était assurée par un vérin à main et transmise par des roulements à billes répartis sur le cylindre du haut.
Aujourd'hui les joints lâchent et personne ne veut y toucher à commencer par ma pomme.
Certaines qui résistent encore (pour combien de temps ? ) sont utilisée dans certains cours de gravure mais sont reléguées à l'impression des bois et linos
car là, leurs piètres capacités ne se voient pas trop .
Ces machines illustrent parfaitement le dicton populaire qui dit que le mieux est l'ennemi du bien.

Bref, ces machines disparaîtront, ferraillées, comme toutes les géniales "inventions" que l'on voit surgir de temps en temps dans nos métiers .
Le monde de la litho est encore plus impitoyable :
dans les vieux manuels on trouve des dessins de presses reflétant la créativité de leurs concepteurs qui n'ont jamais dû se servir des machines qu'ils proposaient.
Les utilisateurs ont délivré leur verdict : il n'en reste plus une seule.
Avis aux bricoleurs !!!

Pour l'entrainement du plateau, la meilleure solution reste l'entraînement par le rouleau du haut.
Comme celui-ci monte et descend, même peu, cela complique la tâche du mécanicien, donc augmente le prix .
De nombreuses machines entraînent par le bas . Et ça imprime, mais avec moins de finesse.
Les américains ne connaissent pratiquement que ça. Mais leur tradition c'est plutôt "big & flashy", pas vraiment en recherche des subtilités de nos graveurs et imprimeurs.
Il faut avoir assisté pendant des heures aux discussions passionnées entre artistes (un peu chiant parfois !) et leur imprimeur pour savoir si l'épreuve n'avait pas plus de "sens"
avec un peu de retroussage (mais pas dans le ciel!, ça fout tout par terre ! ).
Dans les années 70 quelques personnes, dont des imprimeurs ont acheté des presses allemandes (électriques), à crémaillères sous le plateau de la marque Neckar.
Les gens sérieux ont vite réservé ces machines pour le tirage de l'imagerie., les travaux pour clients exigeants et connaisseurs étant faits sur les bonnes vieilles Ledeuil.

Une explication est possible: la surface lisse du cylindre inférieur en contact avec la surface lisse du plateau, risque de "patiner"
l'entrainement par le haut, du fait des langes serait plus efficace.
Et puis c'est une tradition française !
Nos bonnes presses ont l'entrainement par le haut.
Certes de très belle choses sont imprimées sur des presses à entrainement par le cylindre inférieur, mais il faut noter que toutes les presses " bas de gamme " sont à entrainement par le bas.

Je serais le dernier des mohicans mais je n'envisage pas une seule seconde de construire des presses qui entraineraient par le bas et pourtant j'ai quelques nouveautés à venir ...

pour conclure l'histoire de cette grande fille qui se rend à confesse.
"J'ai péché, mon Père"
le curé, un peu sourd :
"Parle haut"
"Non, mon Père, par le bas .

Bruno





















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Bonjour
Henri Baviera imprime depuis de nombreuses années avec une presse à vérins hydraulique, un vrai monstre, sans aucun problème.

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Certes, JC, mais il s'agit d'une presse "normale" dans son principe malgré sa taille .
Les vis de pression y sont remplacées par des vérins

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