aquatinte

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héliogravure...toujours vivante

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1 héliogravure...toujours vivante le Dim 2 Sep 2012 - 21:24

Un grand merci à Pierre pour cet excellent lien (reçu il y a quelques temps déjà) vers l'héliogravure et une vidéo qui fait chaud au coeur.
A regarder sans modération
bon régal
http://www.gravuremoutier.ch/video/video_f.html

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2 Re: héliogravure...toujours vivante le Dim 18 Mai 2014 - 23:50

En utilisant la fonction Rechercher du forum , j'ai retrouvé ce dernier fil sur l'héliogravure , elle est toujours vivante, mais elle souffre d'un aspect technique à priori compliqué et c'est bien dommage car ce n'est pas si compliqué qu'elle n'y parait et le livre de D.Morrish et M.MacCallum " Photogravure demystifying the process " est bien justifié.
Je reviens de l'utilisation des plaques photopolymères qui sont d'un usage très simple, presque trop,  mais on n'y trouve plus le plaisir de graver, plaisir risqué puisque c'est la phase finale de l'hélio et qui peut tout gâcher en 20 minutes
je dois être accro au cuivre, alors je reviens vers l'héliogravure au grain traditionnelle ...



HELIOGRAVURE CUIVRE  13 X 18 CM

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3 Re: héliogravure...toujours vivante le Lun 19 Mai 2014 - 8:38

Bonjour Hervé
Je suis entièrement d'accord avec toi.
Maintenant mon atelier ici est trop petit pour que je puisse pratiquer l'héliogravure au grain mais quand j'en faisais, seul ou avec Claude Plessier, Jean-Daniel Lemoine et même Pierre Brochet il y a beaucoup plus longtemps, c'était un vaste domaine, inépuisable et passionnant quand le beau résultat est atteint.

J'ai voulu ensuite , ou plutôt j'ai cru retrouver le même plaisir et les mêmes résultats avec le photopolymère, ce ne fut pas le cas.

Même sur le plan sensible des manipulations, en effet comme tu le soulignes: le cuivre n'est plus là, la matrice n'est pas cet objet précieux de l'image qu'elle porte, tout au plus une sorte de tampon bleuté sans âme.

Ceux qui n'ont pas pratiqué l'héliogravure penseront que je divague ou rumine le passé, pourtant ceux qui pratiquent aujourd'hui cette belle technique exigeante préfèrent ce chemin.

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4 Re: héliogravure...toujours vivante le Mar 20 Mai 2014 - 1:34

Bonsoir a touts,
Je me suis initié dans l’héliogravure il fait a peux prés une année et demi, en une bonne partie supporté pour les conseils des collègues dans ce forum (e.g. Jean Claude et Claude Plessier), et je pense qu’il est peut-être impossible de trouver un art où la matrice, la plaque, est au minimum aussi belle (sinon plus) qui le résultat finale, l’impression.
J’ais aussi essayé le polymère avec des assez bonnes résultats, c’est surement un procès simple et fiable, mais tout simplement le manque quelque chose de tactile, sensoriel, qui seulement la héliogravure au grain peut donner.  
C’es vrais qu’il ne fau pas être Einstein pour faire de la hélio, mais il est loin d’être un procès simple, il faut un investissement considérable de temps pour vraiment le comprendre. Avant d’avancer pour l’hélio j’ai fait beaucoup de la photo au charbon, et je pense qui ça fut une bonne stratégie, puisque j’ais appris à faire du tissu de une façon contrôlable.
Je crois que je suis maintenant dans le point de quelqu’un qui veut jouer le saxo: je peux déjà faire du son, le difficile c’est faire de la musique…

Saluts, Jose

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5 Re: héliogravure...toujours vivante le Mar 20 Mai 2014 - 9:55

Bonjour José,
je partage ton opinion sur la différence entre photopolymére et héliogravure. Moi aussi, j'ai beaucoup travaillé avant d'obtenir de bons résultats reproductibles en héliogravure au grain.
Il a fallu à chaque étape du processus rechercher et éliminer tous les risques d'erreur et choisir la bonne méthode J'ai tout appris dans les livres et sur les quelques sites internet.
J'aurais certainement progressé plus vite si j'avais fait un stage avec un héliograveur. L'avantage par contre de cette démarche : on paie cher ses erreurs et on évite plus facilement de les refaire.
j'ai aussi travaillé à la réalisation du papier gélatiné, j'y suis arrivé mais ce n'est pas assez fiable en ce qui me concerne, aussi je préfère travailler sur du papier gélatiné tout prêt. ( c'est auusi plus rapide )
mais j'aimerais connaître ton procédé pour fabriquer ton papier gélatiné.



HELIOGRAVURE 13 X 18 cm

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6 Re: héliogravure...toujours vivante le Mar 20 Mai 2014 - 10:15

Hervé tu préfère du papier gélatiné tout prêt, c'est bien compréhensible. Parles tu du papier remplaçant les papiers autotypes G35, G25 discontinués? comme les papiers distribués par cap fear Phoenix ou Dragon
http://www.capefearpress.com/order.html

Si tu sais faire du papier charbon avec le système vertical à rouleaux et bac comme on le fait généralement, il suffit de modifier le pigment en couleur et concentration. Mais il est vrai qu'il faut de la place, l'avantage c'est qu'on produit facilement par lés de 3 metres.

Peut etre José va nous expliquer comment il procède.

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7 Re: héliogravure...toujours vivante le Jeu 22 Mai 2014 - 23:51

Bonsoir,
je rejoins assez facilement l'opinion de José quand il dit que la plaque de cuivre gravée en Hélio est souvent plus belle encore que l'impression sur papier.
J'ai souvent constaté cette impression et encore plus après l'épreuve imprimée quand il reste encore un peu de l'encre dans les tailles de la plaque.
Personnellement, je n'ai jamais rayé aucune de mes plaques après tirage et même si je devais en faire un nombre de tirages numérotés, je ne le ferais sûrement pas.
j'ai vu une vidéo sur le net de Fanny Boucher de Meudon où elle aussi accorde une nouvelle vie à ses plaques gravées en les intégrant dans la déco d'appartement :
je trouve que c'est une bonne idée

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8 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 23 Mai 2014 - 8:23

Bonjour
Les cuivres plus "beaux" que les impressions sur papier!..ça fait sourire
Les plaques sont plus flatteuse en effet que des tirages grisouilles ce qui arrive souvent. Pas mal d'amateurs négligent la qualité de l'encrage et de l'impression, c'est une opération importante qui s'apprend en confrontant ses travaux à ceux des maitres de l'hélio.

L'impression sur le papier est l'aboutissement des longues opérations de l'héliogravure souvent gâché par un tirage pauvre, j'en vois souvent hélas.

C'est regrettable car cela donne une idée médiocre de l'héliogravure qui ne consiste pas à faire un cuivre mais à obtenir une belle impression sur papier, c'est dans ce but que l'hélio a été inventée et perfectionnée, il est peut être bon de le rappeler..

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9 Re: héliogravure...toujours vivante le Sam 24 Mai 2014 - 2:44

Bonsoir,
Mon procès pour la fabrication du tissu pour gravure, etc. est assez classique comme vous verrez, je le décris:

La formulation (similaire au tissu charbon, mais avec moins de pigment) :
- 8% gélatine photo Adox
- 4% sucre
- 1% pigment  (après plusieurs tests, j’ai choisi aquarelle Rembrandt Rouge Venise, pigment 349, deuxième choix aquarelle Van Gogh English Red, pigment 339)

 Préparation:
- Pour le mélange, rien de spécial, exception faite que je dissolve très bien l’aquarelle en eau distillée chaude, avant de l’ajouter a la solution de gélatine.  
- Pour le support du tissu j’utilise un papier synthétique utilisée dans les plotters : chaque rouleau mesure 0,91x30 mètres et coute environ 80 euro. Je le coupe au format désirée (normalement je ne fais des images larges que 24x30cm). La seule précaution c’est de faire un prélavage pour éliminer la fine couche pulvérisée qui est utilisée pour faire l’encre « inkjet » adhérer.        
- Après plusieurs variations, j’utilise de plaques verre comme support et des bandes ruban magnétiques 0,9mm. Pour la photo charbon pas de problème d’utiliser des bases acier pour profiter du magnétisme des bandes, mais pour la hélio j’ai trouvé qui les moindre  irrégularités sont importantes ; alors, j’utilise du verre et les rubans adhérent par capillarité, non par magnétisme.
- Après verser le mélange gélatiné, je passe doucement avec un tube acier inox chaud pour éliminer les petites boulles d’air.
- Bien sûre, je couvre tout immédiatement avec une cuvette photo inversée a cause de la poussière.  

Exposition :
- Pour un positive « normal » (D_range aprox. 1,8 ), je sensibilise avec une solution de Dichromate Potassium 3.8%. Eau distillée seulement, je n’utilise pas de l’alcool.
- L’exposition proprement : 6 tubes F20T8/BLB, typiquement 10 ou 11 minutes avec une distance de 19 cm.    

Plaque cuivre:
- Normalement je graine la plaque avant l’adhésion (il me faut encore tester l’option inverse).
- J’utilise de la résine de Charbonnel comme elle vient originalement, il me faut encore essayer de la faire plus fine avec un moulin café, comme décrit par Jean Claude (je crois).  
- Adhésion gélatine-cuivre : très gentiment avec ce truc pour nettoyer les pare-brise, auparavant j’utilisais un rouleau, mais j’ai trouvé que pour l’hélio c’était trop de pression et causait des rayonnements.  
- Développent en eau chaude, normal. Je laisse sécher pendant une nuit, minimum.

Bain Perchlo:
- Quelques 10 minutes en bain 46º Bmé pour « staging », en conditions normales aucun trace d’attaque au cuivre avec cette concentration.
- Suite des bains : 45ºBmé, 43ºBmé, 41ºBmé, 39 Bmé, peut-être 37º Bmé et très rarement 35ºBmé.
- Duration totale: ça dépend bien sûre, mais 25 minutes en moyenne après le début de l'attaque.

Encrage:
- Je trouve que pour la hélio ça marche mieux si je dilue l’encre un petit peux (2-3 goutes d’huile), par rapport aux plaque gravées manuellement, mais c’est peut-être a cause de ma manque de pratique, il me faut encore améliorer beaucoup a ce sujet.

Après plusieurs tentatives/erreurs, c’est la séquence au-dessus que me donne jusqu’au moment les meilleurs résultats. Malheureusement, je n’ais pas beaucoup du temps pour faire de l´hélio régulièrement, et je n’ais pas accès personnelle a un maître graveur pour me corriger. Ça ralentit sûrement l’apprentissage pour un amateur comme moi.

Saluts,
Jose

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10 Re: héliogravure...toujours vivante le Sam 24 Mai 2014 - 11:22

pierre


Admin
Bonjour José, et merci.
Je n'ai jamais tenté l'hélio, et n'y connais absolument rien.
donc questions de naïf:
les pourcentages sont par rapport à l'eau, je suppose.
Est-ce que le mélange se conserve, ou quelle quantité à prévoir pour quelle surface ?
Le papier synthétique, est le modèle "dos bleu" ?
En tous cas, merci d'avoir pris le temps de ces explications claires.

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11 Re: héliogravure...toujours vivante le Sam 24 Mai 2014 - 13:54

merci beaucoup José pour la rédaction de cet article.

je retrouve de nombreuses observations communes dans cette méthode avec mon expérience personnelle passée à faire du papier gélatiné.

Pour ma part, le plus gros inconvénient c'est le temps qu'il faut pour sêcher convenablement la gélatine, et j'ai abandonné au profit de papier tout prêt.

Comme toi, j'ai noté qu'il faut bien rajouter quelques gouttes d'huile claire à l'encre grasse pour imprimer les hélios.
j'utilise aussi un banc  de tubes UV et non plus une source ponctuelle

et surtout j'ai laissé tomber tout alcool en particulier aprés le développement qui devait soi-disant améliorer le sêchage de la gélatine développée: pour le faire je pose ma plaque à la verticale et je la tourne toutes les 5 minutes environ pour faire écouler l'eau.

je vois que tu te poses la question de faire l'aquatinte en premier sur le cuivre ou sur la gélatine développée et sêche : j'ai remarqué que cette deuxième option rendait la gélatine plus dure par la cuisson de la résine et les opérations de gravure plus difficiles. Je préfère l'aquatinte sur le métal et avec plutôt le bitume qui offre une adhérence plus forte cela empêche pratiquement tout risque de crevés dans les zones noires.

As tu essayé le coulage direct de la gélatine sur le cuivre grainé ? Je l'ai fait une ou deux fois, cela m'a semblé plus simple que le papier gélatiné et je pense y retourner pour travailler dans cette direction.
Encore merci pou ton article d'une clarté exemplaire !



héliogravure cuivre 13 x 18 cm

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12 Re: héliogravure...toujours vivante le Dim 25 Mai 2014 - 10:43

Bonjour
je viens de lire la réponse d'Hervé au texte très clair de José.
L'alcool est un excellent moyen de faire sécher régulièrement et rapidement  la plaque après le dépouillement, séchage complété par un jet d'air comprimé, le pistolet étant tenu  une distance suffisante pour ne pas endommager la gélatine et le compresseur exempt d'huile.

A propos de l'encrage, "quelques gouttes d'huile " ne veut pas dire grand chose si on omet de préciser quelle ou quelles encres on utilise. L'Easywipe est un excellent "casse molécules" comme dit Jean Daniel Lemoine. J'ai souvent vu mélanger des encres Charbonnel, noir 81 et noir 85 très épaisse donc la quantité d'huile est à ajuster selon la morsure de la matrice et selon le résultat visé.
A ce propos Hervé, faute de voir directement tes hélios, les images que tu nous montres sur l'écran sont toujours assez grises avec un manque de matière dans les lumières et des ombres bouchées sans être noires, je me demande si ce n'est pas la mauvaise qualité de tes scans qui produit cet effet, il faudrait que tu examines cette question.

L'essuyage doit être particulièrement soigné pour une hélio, je me souviens de Pierre brochet qui pour le portfolio "Appel aux sources" faisait beaucoup d'essais pour mettre au point encre, encrage et essuyage d'une image particulière avant de se délivrer mentalement le bon à tirer pour les 75 épreuves qu'il devait imprimer toutes identiques.
Son papier empilé sous du plastique était mouillé 24 heures à l'avance.

Le crevé est souvent du à une insuffisante cuisson de la résine, ou à une morsure mal conduite.

Pour le coulage de la gélatine, Pierre Brochet encore, utilisait une tournette. Claude Plessier utilisait le papier Autotype G35 puis G25.

La source UV ponctuelle est préférable, surtout quand on utilise des diapositifs jet d'encre (voir les documents pédagogiques de Jean Daniel Lemoine) ou si on remplace le grainage par une trame aléatoire.  
http://lemoine.jd.pagesperso-orange.fr/procmec/helio1.html

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13 Re: héliogravure...toujours vivante le Mar 27 Mai 2014 - 21:39

Merci José pour toutes ces précisions: moi aussi je laisse sécher ma plaque cuivre/gélatine toute une nuit.
Et le matin suivant, on peut mieux apprécier la qualité finale avant la gravure : car il faut trouver par quel bain de perchlo commencer et il faut une bonne habitude pour interpréter l'observation de la plaque gélatinée et comment on va pouvoir mener les opérations de gravures
Je trouve ton idée de commencer par le 46 °B très bonne, même s'il ne passe apparemment rien à ce degré de concentration. En fait cela prépare bien la gélatine pour la suite
Les opérations de gravure sont vraiment un moment délicat et c'est bien là qu'une certaine expérience est bien nécessaire avant de savoir quand arrêter le processus de la gravure.



héliogravure sur cuivre 18 x 13 cm

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14 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 30 Mai 2014 - 2:14

Bonsoir, et merci pour les commentaires!

Je commence par les questions de Pierre (pas naïfs du tout, du moins pour moi) :
- Oui, les pourcentages sont par rapport à l’eau distillée, ça veut dire que pour 1 litre d’eau j’utilise  80 gr gelatine, 40 gr sucre blanche, 10gr aquarelle.Si je fais le tissu en plein Eté avec une humidité très bas, je augment le sucre jusqu'à 50 grammes (5%) pour une plasticité amélioré.
- Conservation du tissu: ça dépend de la composition du pigment, peut-être plus exactement des liants utilisées ; par exemple j’ai trouvé  que l’aquarelle Rouge Venise de Winsor&Newton a crée du moule après quelques 6 mois, et qui le Rouge Venise de Senellier tourne le tissu indissoluble après 7 ou 8 mois. Les tissus fabriqués avec les aquarelles de Talens (Rembrandt ou Van Gogh) au contraire ne montrent aucun altération bien après une année. J’avais déjà remarqué ça avec des tissus pour charbon, j’en ai un tissu avec pigment jaune  de Rembrandt qui est ok depuis 3 années…
- La quantité: pur une pièce de tissu de 24x30 cm il me faut a peux prés 70 à 75 ml de solution (0,9mm épaisseur environ).    
- Le papier synthétique: j’ai utilisé papier pour plotter , vous en trouverez plusieurs exemples dans le lien dessous, je crois que le mienne c’es le « Papel Plotter 190Gr A0 914mmx30m Ultrafoto Matte Evolution »…
http://www.ricardoevaz.com/categorias/papel-plotter-fotografico-e-mate-171
 
Pour Hervé:
- J’avais déjà entendu parler de cette technique de verser la gélatine directement sur la plaque grainée, ton expérience me laisse curieux…
- Dans ce qui concerne le bitume, je crois que tu te réfères au bitume de Judée en poudre? Je n’ais jamais essayé parce que j’ai lu dans plusieurs articles qu’il est spécialement dangereux (carcinogène), et comme je n’ais pas la chance de grainer en extérieur, je me limite à la résine pour le moment.
J’aimerais bien voir tes images avec une meilleure qualité, j’aime spécialement l’ambiance suggérée par la dent-de-lion et le trace presque graphique du chat.            

Le commentaire d’Admin en ce qui concerne l’encrage et essuyage adresse exactement ce que je pense qu'il est encore mon problème majeur: c’est très difficile d’appendre à le faire bien sans l’orientation d’un maître graveur, surtout dans le cas de l’hélio.

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15 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 30 Mai 2014 - 2:46

pierre


Admin
Merci José,
Je n'avais pas compris,
Je demandais si le mélange liquide se conservait, j'ai maintenant compris que tu préparais tous les supports, que tu appelles "tissus", et qu'eux pouvaient alors se conserver et s'utilisent donc à la demande.
Merci de toutes ces précisions.

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16 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 30 Mai 2014 - 8:12

Bonjour
José dans une tournette on verse la gélatine au centre de la plaque et c'est la force centrifuge dues à la rotation qui étale la gélatine avec une grande uniformité.
La vitesse de rotation et la viscosité de la gélatine permettent le contrôle de l'épaisseur de la couche.
J'ai vu fonctionner une telle tournette sorte de grande boite circulaire d'environ un mètre de diamètre avec un moteur électrique dans sa base mais on peut faire la même chose, tout au moins sur de petites plaques avec un matériel simple comme le font certains photographe au collodion .
La plaque est suspendue par les 4 coins par des fils qu'on torsade ensemble et par le poids la torsade se déroule en faisant tourner la plaque.
On peut aussi utiliser, comme le disait Jd Lemoine, le plateau tournant des anciens tourne disques, 78 tours étant je crois me souvenir la bonne vitesse.

Cordialement
l'admin, jeanclaude

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17 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 30 Mai 2014 - 13:23

pierre a écrit:Merci José,
Je n'avais pas compris,
Je demandais si le mélange liquide se conservait, j'ai maintenant compris que tu préparais tous les supports, que tu appelles "tissus", et qu'eux pouvaient alors se conserver et s'utilisent donc à la demande.
Merci de toutes ces précisions.

Exactement. En effet, l'utilisation du terme "tissu" est peut-être abusive, mas c'est le terme utilisé dans toute littérature anglo-saxonique depuis le début de la photographie au charbon, pour designer le papier gélatiné, "carbon tissue".
Similairement, la communauté de la photographie au charbon utilise le terme «glop» pour designer le mélange liquide de gélatine, sucre et pigment. En anglais, glop signifie une mélange pâteux, désagréable, ...


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18 Re: héliogravure...toujours vivante le Ven 30 Mai 2014 - 13:27

Admin a écrit:Bonjour
José dans une tournette on verse la gélatine au centre de la plaque et c'est la force centrifuge dues à la rotation qui étale la gélatine avec une grande uniformité.
La vitesse de rotation et la viscosité de la gélatine permettent le contrôle de l'épaisseur de la couche.
J'ai vu fonctionner une telle tournette sorte de grande boite circulaire d'environ un mètre de diamètre avec un moteur électrique dans sa base mais on peut faire la même chose, tout au moins sur de petites plaques avec un matériel simple comme le font certains photographe au collodion .
La plaque est suspendue par les 4 coins par des fils qu'on torsade ensemble et par le poids la torsade se déroule en faisant tourner la plaque.
On peut aussi utiliser, comme le disait Jd Lemoine, le plateau tournant des anciens tourne disques, 78 tours étant je crois me souvenir la bonne vitesse.

Cordialement
l'admin, jeanclaude

Ah, maintenant je comprends qu’est-ce que c’est une «tournette», j’avais oublié de poser cette question…Merci Jean Claude!
.

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19 Re: héliogravure...toujours vivante le Dim 1 Juin 2014 - 11:02

Bonjour José,

je réponds avec un peu de retard. je n'avais pas compris de quoi tu parlais avec " la dent de lion ". J' avais oublié cette autre appellation du pissenlit.Et pourtant j"aurais dû le savoir
( taraxacum dem leonis en latin ).
Effectivement le bitume ce n'est pas un produit inoffensif pour la santé, mais je le fais fondre sur la plaque en extérieur et en plus cela demande une température plus élevée que le colophane.
Pour le coulage direct sur le cuivre, je n'ai pas utilisé de tournette, en fait je calculais le volume exact nécessaire à la plaque pour une épaisseur de 0,9 mm de gélatine et je versais ce volume exact de gélatine chaude sur la plaque de cuivre strictement mise à niveau horizontalement.Le problème majeur pour moi c'est le temps de sêchage ( 48 heures environ )

Est ce que tu n'a pas eu besoin de rajouter 2 ou 3 gouttes de formol à la gélatine : j'ai dû le faire systématiquement sinon j'avais un développement de colonies mycéliennes à tous les coups.

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20 Re: héliogravure...toujours vivante Aujourd'hui à 22:15

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