aquatinte

Lieu de partage d’informations pour les pratiques nouvelles ou traditionnelles de l’estampe: - taille douce - taille d'épargne - héliogravure - photogravure - photopolymères - lithographie - typographie - phototypie - sérigraphie -


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

film photopolymère et pétouilles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 15:45

jeanclaude

avatar
Bonjour
Après plusieurs années d'usage intermittent de film photopolymère je ne suis jamais arrivé à éliminer les accident de surface qui arrivent trop fréquemment.
D'usage intermittent car je finis par m'en dégouter et puis j'oublie et j'espère et je recommence...

1- Je parle des photopolymère ImageOn (Dupont de Nemours), ou ImageOn pro, ou encore DK3 Hollandais. je remarque que l'imageOn s'est montré statistiquement le meilleur et j'ai heureusement réussi des plaques sans accident) mais c'est une loterie où je perds trop souvent.
2- Je parle de l'Intaglio type (l'appellation de Keith Howard) c'est à dire une gravure en creux sans morsure du cuivre, les tailles étant creusées dans le photopolymère par une solution aqueuse de carbonate de Na à 1% .

Je prends toutes les précautions d'usage pour la préparation de la plaque: nettoyage dégraissage, désoxydation (probablement inutile), et même ponçage léger préalable à ces opérations avec une ponceuse orbitale et du papier abrasif 800.
Précautions encore pour éviter les poussières, pour éviter les bulle d'eau ou d'air entre la plaque et le film déprotégé de la couche mate de protection.
Le laminage ou la lamination, le vilain mot,on devrait dire marouflage du film sur la plaque à été fait sous la presse après une pulvéristion d'eau déminéralisée additionnée d'un tière d'alcool à la surface du film etc/. etc.
Ou encore marouflage à l'eau et à la raclette suivi d'un séchage à chaud.
Bref après tous ces soins la plaque prête à l'insolation est recouverte d'une couche de film brillante et sans aucun défaut visible. Je l'expose aux U.V. sous un positif.... plein d'optimisme
Las! à la fin de la "morsure" dans le carbonate apparaissent souvent ici et là des petit trous dans le film, des gonflements qui s'arrachent à l'encrage bref des pétouilles qui lorsqu'ils sont mal placés dans l'image ne peuvent être corrigés facilement dans cette matière où le brunissoir ne répare pas.

Alors on recommence tout: nettoyage du cuivre comme plus haut et marouflage, voila que c'est bon, oui...jusqu'à la prochaine plaque ou c'est reparti pour les défauts.
Curieusement on ne parle jamais de ces déboires ni dans les deux bouquins de Keith Howard, ni dans "la gravure non toxique de Boegh, ninulle part!
Suis-je la seule victime qui ose déplorer?
Rémi, toi qui grave avec des photopolymères as tu connu ce genre de problème ou bien utilises tu seulement les plaques polymère?
Help help !

2 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 18:22

remi bonnefoy


bonjour jean claude
je me sers du puretch pour faire des réserves avant perchlo.
le puretch admet un peu d'alcool jusqu'a 30 % mais le dk3 n'aime pas l'alcool.
imageon , je ne l'ai jamais pratiqué.
sans morsure, seul de dk3 est adapté , car suffisamment épais.
pas trop de pression lors du laminage si tu le fais sous presse.
les rares fois ou je l'ai fait cela a bien fonctionné sur plexi.

http://www.flickr.com/photos/54146039@N08/5091900502/sizes/l/in/photostream/

http://www.flickr.com/photos/54146039@N08/5091261731/sizes/l/in/photostream/

http://www.flickr.com/photos/54146039@N08/5091113789/sizes/l/in/photostream/

mais peut être ne courrons nous pas après le même résultat...

rémi





Dernière édition par remi bonnefoy le Mer 15 Fév 2012 - 18:58, édité 1 fois

3 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 18:39

remi bonnefoy


petite précision concernant la pression de "marouflage".
très peu est nécessaire, je dirai même très très peu , mais séchage long sur une surface
très lisse et très bien dégraissé.
n'oubliez pas que ce film est destiné a faire des écran de sérigraphie, ré emballé , rebaptisé ...
et revendu tel que !!!
on retrouve de puis peu sur les catalogue des revendeur une résine photosensible (positiv-20) destiné a la gravure
des circuit imprimés rebaptisé rrrrr etc vous la trouvez sous l’appellation
rps de chez kf !!! depuis plus de 20ans...
pouf pouf pouf

4 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 21:20

jeanclaude

avatar
Merci Remi
J'ai aussi utilisé du puretch et cette fois sans problème
Pour le DK3 je ne savais pas que l'alcool n'était pas conseillé, je ne parles pas du graveur bien entendu.
Je vais refaire des essais avec le DK3 et de l'eau déminéralisée.
De toute manière avec la procédure sans morsure, je veux dire dans l'épaisseur du polymère le retravaillage pose problème, mieux vaut peut être le Puretch, on a une image dans le cuivre, cela me semble plus sain.

J'ai essayé une seule fois les plaques polymère mais faute de massicot j'avais du mal a couper des morceaux d'essais dans le support d'acier sans déformer et ensuite bonjour le contact avec le positif.
Et puis les plaques étaient chères mais avec l'augmentation du prix du cuivre c'est peut être plus intéressant aujourd'hui.

5 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 21:43

remi bonnefoy


je ne pense pas que le prix puisse être un critère de choix .
chaque produit a sa destination, sa finalité.
vouloir faire sur polymère ce qui ce fait sur cuivre n'est pas logique.
les résultats sont différent et c'est en fonction du résultat que l'on veut obtenir
qu'on choisit sa technique, c'est en tout cas mon raisonnement.
je ne crois pas qu'on est a gagner en se mentant , du genre , je grave du polymere
donc je fais de l'héliogravure au grain.chaque technique offre un résultat, a nous de savoir ce que nous voulons faire.
la plaque polymère c'est 10 e le a4 ,tu crois que le prix peut être un critère de choix ?
si tu tires ta plaque a 50 ex cela fait 10 e pour la plaque et quoi 20 ou 30 e pour le papier et parfois plus.
et tu vends 5000 e ton tirage non ? :-)))

6 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 21:48

remi bonnefoy


pour le contact des films sur plaque polymère lors de l'insolation faut un châssis a vide sous poche souple, c'est mieux et c'est étudié pour.

7 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 21:58

jeanclaude

avatar
J'ai la chose, résultat d'un chassis à dépression modifié.
En effet le chassis à vitre ne permettait pas le bon contact nécessaire dés qu'un cuivre un peu épais accusait le moindre gauchissement.
J'avais déjà montré le montage sur le forum, mon systeme est ultra simple c'est le positif qui fait office de couvercle de chassis, il est scotché rapidement tout autour avec du repositionnable.
De plus il n'y a pas de verre absorbant une partie des UV, ni de risque d'anneaux de Newton.

8 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 15 Fév 2012 - 22:05

remi bonnefoy


oui et toi qui pratique les procédés photographiques anciens cela permet des fois de faire des choses
qui n'aurai pas été possible avec un autre type de chassis, puis pouvoir insoler trois plaques d'épaisseur
différentes en même temps c'est tout de même bien pratique.

9 Re: film photopolymère et pétouilles le Mer 22 Fév 2012 - 17:30

jeanclaude

avatar
Bonjour
Voila le genre de défauts que j'ai parfois dans mes plaques avec le DK3 après "morsure" au carbonate.
Ce sont des chapelets de petites bulles et pourtant le marouflage semblait impeccable

10 Re: film photopolymère et pétouilles le Lun 27 Fév 2012 - 14:09

jeanclaude

avatar
Bonjour.
Enfin je retrouve des résultats corrects avec le film ImageOn et sans les bulles du DK3.
Pour le marouflage je pulvérisais sur le DK3 un mélange d'eau déminéralisée et d'alcool et peut ëtre cela ne convient pas pour ce film.
En revanche pour l'ImageOn tout se passe bien, il faut maroufler sous la presse avec une assez forte pression.
Apres marouflage il est recommandé de poser 4 à 5 minutes sur plaque chauffante à 60°C. Apres refroidissement le film adhère plus fortement au cuivre. Après insolation U.V. l'enlèvement de la couche Mylar peut se faire à la paume de la main à partir d'un coin de la plaque ou encore en soulevant le Mylar avec un morceau de ruban adhésif.
La durée du dépouillement dans le bain de carbonate de soude à 1% varie entre 7 à 9 minutes, durée à apprécier en surveillant le dépouillement à la lumière d'une lampe à incandescence.

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum