aquatinte

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carborundum

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1 carborundum le Jeu 13 Oct 2011 - 22:04

Bonjour,
Je voudrais essayer la technique du carborundum, et aimerais savoir avec quelle colle on applique le carborundum sur une plaque de zinc.
J'ai lu qu'on pouvait utiliser la colle vinylique, mais cela tient-il sur du zinc?

Merci d'avance pour vos conseils.
Sonia

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2 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 1:46

pierre


Admin
Bonjour Sonia,
Pour le carborandum, dans tout ce que j'ai lu, rare sont ceux qui précisent la nature du liant, sauf la gravure non toxique page 45 qui fonctionne toujours avec le Klir de Jonhson, tout simplement en mélange.
MA bible de recettes (Louis Lo Monaco) reste évasive : « un bon ciment… (colle Elmer, résine synthétiques, etc.) »
J'ai essayé sur du rhénalon avec un médium acrylique de chez Lascaux, cela tient, Un bon dégraissage doit résoudre beaucoup de problèmes.
Lo Monaco parle de remettre une couche fine de vernis pour faciliter l'essuyage.
Va lire la recette du procédé à la coquille d'œuf de Jean Aubert dans Gravure non-toxique, simple et économique du forum.
De très beaux résultats très veloutés.
Bonne continuation dans tes recherches.
Pierre



Dernière édition par pierre le Ven 14 Oct 2011 - 10:50, édité 1 fois

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3 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 10:34

Bonjour
La recette de Jean Aubert est intéressante mais je doute qu'on puisse obtenir les puissants effets de matière de la gravure au carborundom.
Dans le petit livre "La gravure au carborundum" de Maurice Rousseau-Leurent, préfacée par Henri Goetz on préconisait le Vernis Rhodopas, ensuite remplacé par le vernis marine polyuréthane , le support utilisé était des plaques de zinc et ensuite des plaques offset de récupération en zinc mince qui se coupe aux ciseaux.

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4 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 11:00

pierre


Admin
Bonjour,
je viens de modifier mon message précédent, que je complèterais en plusieurs post.
La technique Aubert me semble intéressante comme une alternative à l'aquatinte aussi en conservant un grain fin, et d'une délicate irrégularité.
J'ai les 2 derniers bouquins généralistes sur la gravure à l'atelier, mais pas lus en détail. Ils sont à consulter, étant réalisés par des anglais ou américains, plus proche de ces techniques exploratoires.
Celui de Pyramid est très mal traduit (des contresens flagrants, mais cela me semble normal, avez vous déjà essayé d'expliquer l'aquatinte à qq'un qui n'a jamais fait de gravure et qui le comprends du premier coup ? ou même trouver une explication claire dans n'importe quel lexique ?) celui d'Eyrolles semble plus clair.

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5 Carborandum, l'avis de Miro le Ven 14 Oct 2011 - 11:03

pierre


Admin
En 1970, Joan Mirô exposa une série de cinquante aquatintes au carborundum réalisées entre 1966 et 1968 avec un procédé mis au point en 1957 par Henry Goetz, un graveur américain installé à Paris Contrairement à ce qui se passe dans le procédé de Ginzel, le carborundum et la résine synthétique sont ici fixés sur du cu ivre plutôt que sur un matériau dérivé du papier; Mirô écrivit dans une lettre à Goetz : {( j'ai travaillé ces jours derniers avec Dutron à Saint-Paul et j'ai pris une conscience de plus en plus nette de la richesse et des nouveaux horizons que votre procédé apporte à la gravure. Jamais personne n'a eu à sa disposition de matériaux aussi puissants. Quant à moi, je peux m'exprimer en toute liberté, avec une ardeur sans égale, sans me sentir paralysé ou ralenti par une technique démodée qui risquerait d'entraver la libre expression, la pureté et la fraîcheur du résultat final » L'article écrit par Riva Castleman pour le catalogue de l'exposition de Mirô au Museum of Modern Art de New York se poursuit ainsi: {( Dans l'atelier installé à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence dans le midi de la France, Mirô et son imprimeur Dutron se livrèrent à un nombre considérable d'expériences, souvent sur des plaques énormes. On pouvait obtenir sans difficulté des zones éclaboussées, barbouillées ou empâtées. Du cu ivre d'une finesse exceptionnelle permettait de manipuler plus facilement les plus grandes plaques qui mesuraient plus d'un mètre de longueur. Parfois, certaines zones étaient montées avec du plastique ; elles s'imprimaient dans le papier, créant des dépressions en croûte généralement tirées en noir. Dans plusieurs des bon à tirer exposés L..lle plastique avait déchiré le papier . ». Quoique ce procédé semble adapté uniquement à des recherches calligraphiques particulières, l'artiste continue de s' intéresser à d'autres possibilités de la taille-douce.
Extrait de Louis Lo Monaco p 197

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6 Carborandum - collagraphie le Ven 14 Oct 2011 - 11:11

pierre


Admin
Des ciseaux, des lames de rasoir à tranchant unique, un couteau X-acto ou un couteau à biseauter pour trancher le carton épais ou mince, une scie à métaux pour la masonite, des cisailles en étain pour le métal ou les cartons lourds, des couteaux de peintre, des pinceaux à colle, des poinçons, tout peut être utile. Papiers, tissus, ficelles, adhésifs, papier de verre, sable de plage ou à mortier, toutes grosseurs de carborundum, grains de café, coquilles de noix broyées (on les emploie dans le bâtiment en les mêlant aux peintures), colle Elmer, pâte à modeler, couleurs et gesso acrylique, polyesthers, résines époxy, ciment Duco, mastic de Durham (mêlé à la colle Elmer), laque, sciure, déchets industriels et domestiques, et ainsi de suite ad infinitum. Le matériau choisi pour supporter le collage ne se contente pas obligatoirement d'une tonalité uniforme. Il peut être essentiel pour la composition d'embellir la plaque choisie au burin, à l'eau-forte, en la taillant comme un bois ou autrement; il faut le prévoir dès le départ. La préparation de la plaque ressemble à une construction.
Louis Lo Monaco - p. 200

Après qqs rappels de base, ne pas dépasser 5 mm en tout (2 mm plaque et 3 mm relief) Utiliser du papier épais, (j'ajouterais bien encollé de type Hahnemuhle par exemple), de multiples épaisseurs de vieux langes ou une plaque de mousse de caoutchouc de 2,5 à 5 cm d'épaisseur (difficile à trouver et sûrement assez cher). Avec ma presse d'occas, étaient fournis des vieux langes et une bonne série de bulgom. trouver du bulgom sans relief serait génial.

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7 Collagraphie - les débuts le Ven 14 Oct 2011 - 11:16

pierre


Admin
Vers la même époque, Boris Margo (né en 1902) prépara des plaques de tailledouce par addition en procédant de manière proche. L'extrait suivant décrit sa façon de faire: « Le procédé graphique que j'ai nommé "cellocut" est, en résumé, l' utilisation d'un nouveau vernis, un matériau plastique liquide composé de feuilles de Celluloïd dissoutes dans l'acétone. Si on fait dissoudre ce vernis jusqu'à ce qu'on puisse le faire couler, on peut en recouvrir toutes sortes de surfaces lisses telles que feuille d'aggloméré, de cuivre, de laiton, d'aluminium ou de zinc; une fois le vernis sec, on peut le travailler avec un burin ou des instruments pour graver sur bois. On peut alors appliquer une dissolution plus épaisse pour renforcer les reliefs si le résultat-imprimé l'exige. On peut tirer les plaques préparées avec ce vernis soit en taille-douce soit en taille d'épargne. On peut effectuer le tirage à la main ou sur une presse à taille-douce. »
Louis Lo Monaco p. 197

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pierre


Admin
On obtient des noirs très riches en mélangeant à la couche adhésive du carborundum (tamis 80 à 220), des coquilles de noix pulvérisées ou un autre grain, ou en les saupoudrant après avoir appliqué une couche d'un ciment (colle Elmer, résine synthétique, etc.) ; on peut modifier ces grains pour créer des nuances semblables à celles d'une aquatinte (on obtient facilement de cette manière des effets calligraphiques). Il faut recouvrir ces grains d'une couche d'adhésif pour les stabiliser. Une plaque de référence comprenant une variété de matériaux peut permettre de tirer des épreuves puis de la retravailler avant de la réimprimer pour déterminer comment on doit procéder pour obtenir l'effet désiré.
Louis Lo Monaco p 200

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9 Carborandum - manière noire - collagraphie le Ven 14 Oct 2011 - 11:30

pierre


Admin
Une variante du collage, semblable à la manière noire en ce qu'elle se travaille du noir au clair, consiste à utiliser une planche de masonite de 4 mm d'épaisseur aux bords taillés en biseau en plaquant dessus le même type de soie qu'on utilise en sérigraphie 12 • Si on l'imprime telle quelle, cette surface donne un nOir uniforme ; si on applique sur le tissu de la colle diluée, on peut obtenir une gamme de nuances; une forte solution de colle crée un blanc. On peut y appliquer facilement un grand nombre de matériaux, comme pour tout autre collage, et y tracer des lignes avec un couteau ou un autre outil pointu.
Louis Lo Monaco p 200
Tu vois, c'est toujours "colle" sans précision,
Cette approche doit aussi pouvoir se faire sur un fond uni de carborandum.
MAis pourquoi pas faire plus simple en utilisant des papiers de verre dont les grains sont appliqués de manière parfaitement régulière ?
Il est vrai que le carborandum est souvent là pour la texture, mais les exemples de Jean Aubert nous rappellent que l'on peut l'utiliser comme fond.
Ne pas oublier que carborandum et plus encore collagraphie sont souvent des bases pour encrage "peint" (j'irai presque à dire monotype préparé).
Bonnes expériences
Pierre

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10 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 13:24

Bonjour
Merci Pierre pour toutes ces citations qui sont dans nos bibliothèques et à ce propos c'est un signe de vitalité d'être inventif mais je voudrais rappeler qu'il existe des manières éprouvées qui ont permis la création de chefs d'oeuvres. Ne les négligeons pas
Ceux qui ont mis au point de nouvelle procédures les ont utilisées pour s'exprimer différemment, pour l'image et non pas pour la commodité, ni comme aujourd'hui pour le "non toxique" la tarte à la crème pourvu que la crème ne soit pas elle même empoisonnante.
Il est vrai que dans certains ateliers aujourd'hui on amène des enfants et que dans ce cas, oui, il faut éviter les accidents, la discipline n'étant plus beaucoup pratiquée de nos jours, il faut donc un environnement immédiat sans danger, c'est compréhensible dans ce cas.
Je crois qu'il y a parfois un attrait de l'exotique, une manière nouvelle, inconnue semble prometteuse et cela attise la curiosité, un certain engouement, reste que l'usage lui assurera la pérennité qu'elle mérite.
Par exemple il y a de nombreux substituts à la manière noire mais les artistes qui la pratiquent retournent tous au berceau, si je peux le dire ainsi.

Cela dit il est heureux que le forum permette la diffusion, l'échange de toutes ces expériences enrichissantes.

Pour faire part de ma modeste expérience, j'ai "vécu" une grande passion pour le film photopolymère qui me permettait ,pensais-je, de pratiquer l'héliogravure au rabais, de graver sans peine comme le slogan de la méthode Assimil. Après trois ou quatre ans d'obstination et quelques rechutes j'en ai réalisé les limites et ne voulant pas produire les images indéfiniment répétées pour lesquelles il excelle j'ai totalement arrêté.
Je ne pense pas être le seul
Bien amicalement à tous.

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11 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 13:59

pierre


Admin
Bonjour Jean-Claude,
Je ne suis que partiellement d'accord avec toi, et je n''ai pas envie de polémiquer.
Je suis d'accord pour la tradition, qui peut aussi évoluer.
Certaines personnes sont pour le burin, c'est la gravure noble, pas de cuisine,
d'autres viennent pour expérimenter la cuisine,
certains trouvent des choses, d'autres non.
L'essentiel est de faire connaître cette approche trop méconnue qu'est la gravure,
Je reste à dire que Picasso en prenant des approches à l'envers à fait de très belles choses,
Que ces nouvelles techniques sont adaptées à de nouvelles recherches de l'art contemporain, le temps fera son tri, nous ne serons plus là pour le connaître, mais c'est aussi ce qui est bien, si l'on savait, nous ne ferions plus rien.
En raccourci, l'eau forte vient des graveurs de fusils.
Tu connais sûrement les travaux de Seghers, ce sont les premières traces évidentes de bidouillage, elles ne datent pas d'hier.
William Blake a créé des techniques que l'ont ne connais plus et identifie difficilement,
Le Miserere de Rouault a beaucoup de bidouillage à partir d'héliogravure.
Il faut lire les réflexions de Crommelynck après l'ouverture de son atelier à New York. Il est étonné de la liberté des Américains. Je trouve une attitude ambigüe dans ses propos, à la fois fier d'avoir ouvert cet atelier et dépassé par les approches.
Tout le monde n'a pas les qualités de Robert Nanteuil graveur du portrait officiel de Louis XIV, ont parle d'un an de travail. On a toujours cherché à mieux rendre le modelé, plus fin et surtout plus vite. Et donc certains ont découvert le vernis mou, à la manière du crayon ou vernis mou ou à la roulette et la manière noire, puis l'aquatinte.
Ces techniques font elles parties de la grande tradition de la gravure ? je pense que oui. Pourquoi pas le carborandum, et autres approches si elle servent un artiste.
Je suis admiratif des travaux de Jim Dine qui pourtant offusquait Crommelynk en commençant par jeter la superbe pile de plaques polies parce qu'il préfère partir des accidents.
j'ai toujours le zinc de ma gouttière percée qui attends pour expérimentation… J'ai l'impression que c'est ce qu'à utilisé Frédéric Coché pour avoir des gris de fond pour sa "BD" Hortus sanitatis chez Fremok. C'est du zinc recyclable qui dait se négocier chez les couvreurs avant qu'ils ne le revendent.
Que chacun y trouve son compte, c'est ce qui me semble essentiel.
Et que la gravure se fasse connaître et se diffuse.



Dernière édition par pierre le Jeu 20 Oct 2011 - 9:55, édité 2 fois

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12 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 14:26

Bonjour,

Merci pour cette documentation enrichissante!
Je vais essayer le vernis marine, ça ne devrait pas éetre compliqué à trouver par ici Smile
Comme c'est pour mon travail personnel, ça ne pose pas de probléme.

Je compte aussi faire de la collagraphie avec les enfants, mais avec d'autres matériaux, pour cela la colle vinylique suffira.
J'ai fait des essais sur du carton et je trouve ça intéressant, ça correspond bien à ma façon de peindre ce qui me plait. Les plaques sont d'ailleurs aussi intéressantes que l'impression.

Je ne connais cette technique que depuis peu de temps, je n'ai jamais été confrontée avec lors de mes études au beaux-arts (dans les années 80)

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13 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 15:03

Invité


Invité
Bonjour à tous,

Oui, il y a des méthodes éprouvées qui restent et il faut les utiliser, merci Jean-Claude de le rappeler. Merci beaucoup à Pierre aussi pour le carbo et pour les images de Laboarnodva qui sont bien.

Voici quelques réflexions perso à ce sujet.

Pour citer l'exemple du modeste atelier gravure que j'anime cette année, si il ne passait pas en "non-toxique": c'était la fermeture pure et simple. Depuis quelques années, le bois, la pointe sèche et le burin étaient de rigueur, c'est bien mais bon. Actu, les élèves sont heureux de pouvoir pratiquer à nouveau l'eau-forte ou la lithographie grâce à de nouveaux procédés dits "non-toxiques". L'objectif n'est plus de faire autant d'exemplaires qu'avant, ni de faire comme avant d'ailleurs... et de la secousse, on peut se permettre de s'écarter des dogmes techniques dans les écoles ne délivrant pas de diplômes.

Pour les écoles délivrant des diplômes... La gravure (ou la litho etc.) n'est pas un métier d'avenir, vous en conviendrez tous je crois. Et certains procédés trop complexes et trop toxiques ne répondent plus à l'attente des gens, ni à celle du marché, ni aux normes de l'UE etc. Il semble donc de plus en plus difficile de garder ces savoirs-faire. Jacky et d'autres pros aident précieusement dans ce sens.

Perso, je suis pour l'adaptation (gravure alternative) et la continuation bien sûr des recettes éprouvées. C'est vrai que ma démarche n'est pas celle d'une pro mais plutôt d'une modeste enseignante-chercheuse. Les artistes ensuite s'emparent des techniques nouvelles et anciennes pour créer.

Amicalement.

14 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 16:24

Bonjour.
Je ne voulais pas polémiquer mais je pense qu'il ne faut pas confondre polémique et échanges de points de vue même s'ils sont différents
J'ai les mêmes lectures que Pierre et des expériences multiples auprès de graveurs professionnels, principalement dans le midi de la France. A l'époque j'ai pu en informer quelques uns du "non toxique"
je grave à la maison où j'ai mon atelier, j'utilise du perchlorure pour le cuivre et du sulfate de cuivre pour le zinc. Je n'enseigne pas sauf des interventions dans l'atelier d'une association de graveurs.

Je n'ai rien contre le non toxique (cf mon article dans A&M du Livre) mais je n'approuve pas l'affolement sécuritaire, le simple mot de produit chimique provoque maintenant l'effet d'un épouvantail on retrouve les mêmes discours en photographie.. On va bientôt découvrir les intégristes de la "gravure bio". Oui au non toxique quand c'est vraiment nécessaire soit pour des raisons sanitaires soit par une volonté esthétique.
J'avoue que Je n'aime pas les vernis acryliques pour l'eau forte, ce n'est pas faute d'avoir fait des essais sincères.

Amicalement



Dernière édition par jeanclaude le Sam 15 Oct 2011 - 8:25, édité 2 fois

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15 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 18:12



Bonjour à tous,
l'imprimeur de Miro était Robert Dutrou et non Dutron comme il est appelé dans l'ouvrage de Lo Monaco,
celui là même qui a fondé La Métairie Bruyère.
Il nous a quitté depuis un certain temps déja, mais c'était un immense graveur et imprimeur !
Le bouquin de Louis Lo Monaco est introuvable et de ce fait vaut une petite fortune d'occasion.
Il est en outre assez mal traduit, les matériaux et produits cités auraient mérités plus d'attention de la part de la traductrice
qui aurait pu trouver l'équivalent français des produits utilisés.
Les unités de mesure américaines sont mélangées au système métrique, dommage.
Il reste que c'est un bon ouvrage et à l'époque où il fût traduit, c'était le seul ouvrage exhaustif sur le sujet.
Les petits inconvénients décrits plus haut, ont pour la plupart disparu avec internet où il est aisé de voir que la "masonite" n'est autre que de "l'agglo "
et où les tables de conversion d'unités sont légions.
Et pour ceux qui ne le sauraient pas, rappelons que les "matières " des procédés de collagtaphie sont facilement réalisables avec des matériaux de type "batiment"
que l'on trouve en grandes surfaces de bricolage, et ce dans des quantités raisonnables pour le graveur.
Ce sont généralement des produits et liants à base d'eau, donc d'un emploi et d'un nettoyage simple.

Une fois secs, penser à VERNIR la matrice (surtout les supports en carton ) pour étancher le tout.
Vernis gras ou aqueux (acrylique ) c'est à chacun de voir.
Dernier point, si la charge d'encre est importante le papier risque de se déchirer lorsque l'on soulève l'épreuve de la plaque.
Un produit "miracle"
le "Distribueur" des laboratoires Bouchey à Martigues (13)
c"est une sorte de gel fluidifiant que l'on ajoute en toute petite quantité à l'encre.
Gens sympas qui expédient dans toute la France, un produit peu onéreux et fort utile.

Distribueur N°15 (référence)
Laboratoire G Bouchey
Zi Croix Sainte 4 B av Ormeaux
13500 MARTIGUES

04 42 42 12 02

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16 Re: carborundum le Ven 14 Oct 2011 - 19:15

pierre


Admin
Merci à Jean-Claude pour ses positions fermes et claires et toujours pertinentes pour celles que j'ai pu lire, et qui donne son retour d'expérience.
Pour ou contre, je pense que tu nous fais tous chercher un peu plus loin, dans ton sens, ou contre, mais chercher.

Merci à Gary Thibeau pour ses ajouts ciblés et pointus. J'ai commencé mes premières gravures sur une presse présentée comme une Gary Thibeau, il me semble, acquise par le château de Blois auprès de Dunoyer de Ségonzac dixit la tradition locale (ou sur les conseils de ?), munie de ses rehausses à la hauteur typo. Sa fin est tragique, elle est à l'école des B-A. Un ami, dont je parlait de la non utilisation de cette presse, me racontait qu'il faisait une démonstration d'estampage sur cette dernière (pas capable de l'utiliser autrement, de toute façon il n'y a plus de matériel), s'est arrêté quand la presse a fait KLANG quand son trousseau de clé l'a arrêtée. Aujourd'hui, elle sert au mieux de repose plat lors des buffets dans l'atelier. Les rehausses ont disparues.

Pour le Lo Monaco, il était déjà très cher à sa sortie, il reste très bien traduit par rapport 2 ouvrages sortis récemment, chez Pyramid, catastrophique, et chez Eyrolles.
Jean-Claude m'a fait découvrir Crown Point Press, Que valent leurs ouvrages plus techniques ? Pour un non anglophone ? Pour Jeau-Claude, il y a Copper plate photogravure demistifying the process

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17 Re: carborundum le Mar 18 Oct 2011 - 20:34

Bonsoir,
je me renseigne sur le carborundum et après un essais ne trouve pas ma matrice solide (fixation au vernis polyuréthane). Peut-être n'ai-je pas assez encollé !
Combien de tirage peut-on généralement faire avec cette technique ?
Laboarnodva >>> Que donnent les essais ?

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18 Re: carborundum le Mer 19 Oct 2011 - 10:02

Je n'ai essayé pour l'instant que la collagraphie sur carton ou Isorel avec des matériaux divers, sable, tissus, etc, donc le collage avec la colle vinylique est sans difficulté, j'ai passé une couche de vernis à bois et ça tient très bien.
C'est surtout l'impression qui m'a posé problème, mais grâce aux conseils de Pierre, j'ai eu l'idée de mettre des couches de tissus et de papier de soie en plus, ce qui a amélioré la qualité de l'impression. J'ai même imprimé sur du Hahnemühle 150g, car je n'avais plus de 300g, le papier ne s'est pas déchiré et au contraire l'impression était meilleure, je pense parce que le papier s'est plus enfoncé dans les aspérités.
Je n'ai pas encore essayé le carborundum car je viens de passer commande et je l'attends.
Je vous communiquerai les résultats de mes expériences...

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19 Re: carborundum le Mer 19 Oct 2011 - 23:03

Merci Sonia,
je vais refaire des essais en essayant de varier les supports.
Merci si quelqu'un à une idée du nombre de tirage que l'on est censé pouvoir faire avec une plaque bien préparée...

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20 Re: carborundum le Jeu 20 Oct 2011 - 7:17

tiré avec attention, j'arrive à avoir une dizaine au grand maximum de tirages identiques. Mais j'adore voir l'effet de la dégradation des reliefs, et même, c'est souvent la plaque qui devient intéressante.

j'ai aussi fait il y a quelques semaines une plaque que je n'essuyais pas, un peu à la manière d'une lino, et là j'ai pu en tirer beaucoup plus, environ un 40aine qui était identique, le plus difficile était d'éviter les bavures sur les bords.

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21 Re: carborundum le Jeu 20 Oct 2011 - 9:01

Ok, merci ! Ca me donne une idée plus précise du genre de solidité à rechercher ! Je m'étonne moins de mes résultats !
...trop habituée à mes 50 tirages en taille douce...
Bonne journée !

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22 Re: carborundum le Mer 10 Déc 2014 - 11:30

Bonjour à tous - j'ai pu acquérir le livre de la gravure au carborundum d'Henri Goetz de 1969. Je travaille actuellement sur rhodoïd ou plexi à la pointe sèche pour le sujet du dessin et pour le fonds de couleur avec du carborundum. Je trouve la technique très enrichissante - la colle vinylique pour le bois convient très bien pour coller le carborundum. J'emploie la technique mixte car je reviens pour réhausser mon sujet à l'acrylique. Sur la gravure je fais un mixte de Marie-Pierre Brisson et d'Henri Goetz. Je ne fais que 3 ou 6 ex. maxi. Je les maroufle sur du médium mais le plus souvent ça reste dans les tiroirs ! Au plaisir de vous lire - Jacky

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23 Re: carborundum le Mer 10 Déc 2014 - 13:50

Bonjour Jacky
je n'ai jamais pratiqué le carborundum, bien que le livre soit dans ma bibliothèque depuis plusieurs années.
Il serait intéressant que tu montres un travail au carborundum dans la partie Galerie du forum.
amicalement

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24 Re: carborundum le Jeu 11 Déc 2014 - 9:48

pierre


Admin
Bonjour Jacky,
J'ai essayé aussi sur plexi,
j'ai été très étonné que la colle tienne aussi bien, j'avais dû utiliser ou du Kaparol ou du liant acrylique de l'atelier peinture.
Par contre, j'ai arraché le papier pratiquement à chaque tirage tirage.
Et quelle difficulté d'essuyage, cela accrochait/déchirait la tarlatane, et impossible d'être nettoyé dans les petits espaces, traits ou griffures ménagés dans la surface passée au carborandum.
Quel finesse de grain utilises-tu ?
Pour cet unique essai, c'était du 150.
Je voulais essayer de calmer la plaque avec du Klir, mais je ne sais où est passé le flacon… j'ai lu que cela fonctionnait.
Il existe une vidéo VHS sur le procédé Goetz, mais elle a été barbotée à la bibliothèque communale.
Merci de présenter tes essais.
Si c'est pour la mise en couleur en aplat, j'ai un ami qui découpe et encolle des papiers de soie qu'il dépose sur sa plaque avant de poser le papier et mettre sous presse, c'est très intéressant, entre autres avec du papier de soie argent.
Merci de ce rappel de cette technique.



Dernière édition par pierre le Dim 14 Déc 2014 - 21:37, édité 1 fois (Raison : Précisions)

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25 Re: carborundum le Jeu 11 Déc 2014 - 12:05

Bonjour Jean-Claude et Pierre tu peux aller voir sur ma galerie j'ai mis deux gravure

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26 Re: carborundum Aujourd'hui à 15:32

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