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Gravure non-toxique, simple et économique.

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Invité


Invité
Bonsoir à tous,
Je voulais juste partager ce soir une technique simple de gravure, peut-être avez-vous déjà vu ça ? Si oui parlez-m'en svp merci. J'ai cette année fait des expériences à partir de matériaux de récupération : des canettes de boisson en métal entre autres. A l'intérieur des canettes, il y a un vernis alimentaire donc pas besoin de poncer, ni de dégraisser, ni de vernir la plaque. On trace son dessin à la pointe sèche et puis on trempe dans du sulfate de cuivre. Pour voir mon dessin, j'ai posé une fine couche de gouache préalablement. J'ai imprimé le trait en noir avec de l'encre à base d'eau puis rehaussé l'image au pochoir (cf image ci-dessous).
[img][/img][img][/img]

http://www.art-emilion.fr/index.php?id_article=101



Dernière édition par Emilion le Sam 8 Oct 2011 - 21:20, édité 1 fois

très chouette

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3 gravure sur alu alimentaire le Jeu 22 Sep 2011 - 10:32

Bonjour
L'atelier de Gravure à Blanquefort en gironde,a proposé une sensibilisation a la gravure pour une classe.
Ils ont découpé des bouts de carton bois de 10cm au carré et 2mm d'épaisseur sur lesquels est collé à la
colle vynilique de l'aluminium alimentaire.
Le support est suffisamment souple pour être travaillé avec un stylo bille, un crayon plus ou moins pointu etc.
Ensuite le tout est passé à la presse, avec une encre souple.
On n'est pas dans la récup, mais pour une demande spontané on peut répondre rapidement.
e-mail:latelierdegravure@gmail.com
cacali



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pierre

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Admin
Bonjour,
Merci pour cette approche et pour la contribution de cacali.
Je pense que cette technique a été déjà utilisée par Philippe Favier dans sa gravure qui doit s'appeler Capitaine Cook, faite sur un couvercle de boîte de maquereaux. Ou une gravure de pinceau, et autres sur divers couvercles, où les DLA ou numéros de lots apparaissent. Mais l'essuyage avec une plaque petite et légère… pas très facile. Et aujourd'hui les couvercles sont de plus en plus souvent souples.
Il me semble que le bouquin de gravure non toxique évoque la collagraphie avec simple gravure sur carton, avec utilisation du "Klir" comme durcisseur.
René Bonargent utilise du contreplaqué qu'il entaille puis encre et tire comme une eau-forte. À essayer avec des cageots récupérés après le marché.
Possibilité, je pense, d'utiliser le procédé Hayter en variant couleurs et visquosité d'encre, mais avec un support qui absorbe l'encre… à moins que le "Klir" fasse aussi son effet.
On trouve des plaques aluminium pré-vernies avec un vernis transparent chez G. Mais bords mordus très difficiles à nettoyer.
Pierre

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Invité


Invité
Bonjour et merci beaucoup à Pierre et Cacali pour le partage.

Oui c'est vrai Philippe Favier effectivement a gravé sur des boîtes de conserve établissant un dialogue direct avec la matrice et le dessin gravés. J'aime beaucoup son travail.

Merci de nous faire connaître aussi René Bonargent.


6 Gravure au carbonate le Sam 8 Oct 2011 - 21:13

Invité


Invité
Gravure au carbonate de calcium sur carton. Technique mise au point par Jean Aubert. N'hésitez pas à poser des questions sur ce forum.[img][/img]




Bonjour
Très intéressant en effet, Jean Aubert avait pris contact avec moi avant mes vacances à propos de son procédé, nous ne nous sommes pas appelés depuis.
Il nous faudrait quelques explications complémentaires pour saisir le procédé. Le carbonate de Calcium est le non scientifique de la craie tout simplement, donc craie et carton...mais encore?
Bravo pour cette émulation à la recherche de manières inédites d'imprimer des images.
amicalement à tous

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pierre

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Admin
Bonjour,
Plus qu'intéressante, cette gravure sur carton, je connais quelqu'un qui serait très intéressé, particulièrement pour matières/textures des gris.
Cela me donne des idées pour tentative dans une autre direction.
Très bonne continuation,
Pierre

Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/grifeblois/
Ces 4 gravures ont pour objet d'illustrer les possibilités offertes par ce procédé que j'ai mis au point et que j'utilise depuis quelques années. Il a pour mérite d'être à la fois d'une grande simplicité d'emploi, non toxique et peu onéreux.

Les éléments qui le composent sont les suivants:
- La charge: du carbonate de calcium (c.c.) issu de coquilles d'oeufs.
- Le support: du carton d'emballage (plat de préférence)
- La base adhésive:de la peinture acrylique du commerce brillante ou mate(pot de 0,5l)
- Le fluidifiant: de l'huile de colza.

Pour obtenir le c.c. la première opération consiste à éliminer la membrane coquillère située à l'intérieur de la coquille.
Pour ce faire il existe 2 solutions:
a) la retirer manuellement et la broyer à l'aide d'un moulin à café éléctrique.
b) broyer l'ensemble coquilles et membranes et plonger le tout dans un récipient
rempli d'eau. La membrane pulvérisée moins dense, remonte à la surface et il
suffit de l'éliminer en l'écrémant.Il ne reste qu'à récupérer le c.c. au fond du
récipient en le faisant sécher.
Une fois sec, le tamisage est nécéssaire pour obtenir une poudre suffisament fine
pour son utilisation future.
Le tamis peut être constitué d'une boîte cylindrique (boîte d'épices par exemple) et
d'un morceau de bas.
Pour éviter des projections de poussière lors du tamisage, une boîte (une boîte à chaussures par exemple) dont le couvercle percé d'un trou légèrement supérieur à celui du tamis évite cet inconvénient. Il suffit ensuite d'y faire pénétrer le tamis une
fois remplit d'une petite quantité de c.c. et de le secouer alternativement de bas en
haut. Une feuille de papier calque permet de récupérer aisement le c.c. tamisé.

Processus permettant la réalisation d'une gravure.

1- Sur une plaque de carton servant de support (face brillante), dessiner au pinceau le motif choisi avec l'acrylique diluée dans un peu d'eau afin d'obtenir une surface régulière
et peu épaisse.(trop liquide l'acrylique ne remplirait plus son rôle d'adhésif.

2- Saupoudrer la surface ainsi enduite et faire sécher à l'aide d'une source de chaleur
(un séche-cheveux par exemple)

3- Après séchage, éliminer l'excedent de c.c. à l'aide d'une brosse souple.


4- Passer ensuite la plaque sous la presse afin d'uniformiser la surface enduite.


5- Encrer la plaque avec une encre diluée dans un peu d'huile de colza pour une meilleure absortion du c.c.

6- Disposer la plaque sur du papier absorbant (sopalin par exemple)
7- Essuyer la plaque en faisant glisser alternativement votre main gantée à la fois
sur la plaque et sur le papier absorbant.

8- La plaque est prête pour l'impression.

Il est parfois nécéssaire d'encrer plusieurs fois pour obtenir un ton parfaitement uni.

Pour des motifs importants en taille il est utile de mélanger en faible proportion un
retardateur pour acrylique à la peinture celle-ci séchant assez rapidement.
Le côté mat du carton peut être utilisé pour faire des fonds à condition de passer une
couche d'acrylique fluide.
Il est aussi possible d'obtenir des demi-teintes en appliquant une d'acrylique (MATE)
fluide sur la face brillante du carton.

En espérant avoir été le plus complet possible, je vous souhaite, amis graveurs, d'avoir
les mêmes satisfactions que moi dans la mise en application de ce procédé.

Jean Aubert

Adresse e-mail : jjaubert@wanadoo.fr

Ce procédé a fait l'objet d'un dépôt à la Bibliothèque Nationale.



Dernière édition par Jean Aubert le Jeu 13 Oct 2011 - 15:51, édité 1 fois

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Très intéressant Jean.
Ton procédé fait à la fois penser au carborundum de Goetz et aux procédés aux poudres en photographie, résinopigmentypie entre autres.
Je comprends que le carbonate de calcium, le calcaire, est le résultat du broyage de la coquille d'oeuf.
Pourquoi utiliser le carbonate sous cette forme? je suppose que la poudre obtenue garde une structure capable d'accrocher l'encre.
un lien vers la composition des coquilles d'oeuf:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_de_la_coquille_d'œuf_chez_la_poule_domestique

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pierre

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Admin
Merci Jean pour la rédaction de ton processus.
On retrouve effectivement les approches du carborandum, mais je trouve tes réalisation d'une finesse qui me touche p/r au réalisations de Goetz.
Le retardateur doit être utile, ou une légère vaporisation d'eau.
Comment traites tu la couleur dans les 2 images présentées ?

Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/grifeblois/

12 Gravure au carbonate de calcium le Mar 18 Oct 2011 - 10:54

Merci Jean-Claude pour ton message,

En réponse à ta question, ma démarche a été de rechercher un moyen simple pour obtenir un NOIR sans passer par les procédes habituels.
Après avoir testé bons nombres de substances,le carbonate de calcium (c.c.)a été celle qui m'a permis d'atteindre cet objectif.
Comme tu as pu le constater,cette technique s'appuie sur des moyens
"pauvres" (faire le maximum avec le minimum),qui pour certains d'entre-eux sont déstinés à la poubelle.
Sa mise en oeuvre est simple,rapide,économique(si l'on exclut bien sur l'usage de la presse, de l'encre et du papier)et non toxique.
En jouant sur le degré de finesse des grains,du réglage de la presse et en faisant intervenir des demi-teintes (à l'aide du procédé indiqué
dans le procéssus)ce procédé couvre un assez grands nombres de possibilités.
En outre, il rend possibles la collagraphie,le gaufrage,la prise d'empreintes et la pointe sèche peut bien sur s'y associer.
Il est à préciser que le carborundum retient l'encre, alors que le c.c l'absorbe (sauvergarde des pinceaux).
En résumé, ce procédé ne cherche nullement à rivaliser avec les autres procédés,chacun ayant ses propres spécificités,il represente simplement une autre approche de la gravure.





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13 gravure au carbonate de calcium le Mar 18 Oct 2011 - 15:56

Merci, Pierre pour ton message,

La réalisation de la première gravure nécessite l'emploi de deux plaques.La première,supporte le motif. Sur celle-ci j'ai reporté le dessin sur la partie brillante du carton à l'aide d'un carbone.
J'ai ensuite appliqué de la peinture acrylique(MATE ou BRILLANTE légèrement diluée) avec un pinceau fin sur le dessin ainsi repro- duit. La durée de séchage étant relativement courte,on peut soit saupoudrer au fur et à mesure le c.c. (trés fin) ou mélanger du retardateur en faible quantité dans l'acrylique.On utilisera cette plaque une fois encrée en la superposant à la fin, sur les tirages du fond.
La deuxième plaque est celle du fond.Jai tout d'abord reporté à nouveau, avec un carbone, les contours du motif sur la partie brillante du carton.Cette opération terminée, j'ai appliqué une couche d'acrylique MATE (fluide, pour avoir une surface mince et régulière)sur l'ensemble de la plaque, sauf sur les parties déstinées à restées blanches. Après séchage,j'ai effectué l'encrage(en ocre jaune dans cet exemple) et ai essuyé comme indiqué dans le processus, et tiré dix épreuves. Sur cette même plaque,celle-ci une fois essuyée,j'ai reporté une nouvelle fois, à l'aide d'un carbone, les parties du motif devant être colorées.J'ai appliqué sur ces dernières une couche d'acrylique MATE,sur lesquelles j'ai saupoudré du c.c.(grains trés fins).
Après séchage,j'ai effectué l'encrage(encre verte dans cet exemple)
j'ai procèdé ensuite à l'essuyage,et imprimé par superposition sur les tirages précédents.
J'ai encré (encre sépia naturel) la première plaque porteuse du motif,ai effectué son essuyage et l'ai superposé là aussi sur les tirages du fond.
Ceci implique bien sûr un calage précis.
En ce qui concerne la deuxième gravure, d'un tirage plus ancien, les
épreuves ont éte obtenues par le processus classique,c'est à dire
à l'aide de cinq plaques.
Quant au temps de sèchage, en particulier pour des gravures plus
importantes en taille,je privilègie le retardateur car l'eau risque
d'entraîner des coulures et de détériorer la surface du carton à moins
de la protéger par une couche d'acrylique.
j'espère avoir répondu à tes deux questions et de ne rien avoir oublié.
Je reste à ta disposition pour d'éventuelles questions complémen- taires.







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14 Gravure au carbonate le Ven 21 Oct 2011 - 18:07

Bonjour Jean,
Dans votre descriptif, je ne comprends pas le geste du point 7
"Essuyer la plaque en faisant glisser alternativement votre main gantée à la fois
sur la plaque et sur le papier absorbant."
Est-ce un essuyage type taille-douce ? ou autre ?
Merci

Voir le profil de l'utilisateur http://beaux-arts-argenton.123.fr/

15 Gravure au carbonate de calcium le Sam 22 Oct 2011 - 14:23

Boujour Jean,
en réponse à votre interrogation concernant mon mode d'essuyage,je tiens à vous apporter quelques précisions suivantes:
On dispose tout d'abord,sous la plaque à essuyer, une feuille de papier absobant(sopalin par exemple).Ensuite, on effectue plusieurs passages successifs ,main à plat(gantée ou non).
Ce mode d'essuyage a pour double avantage d'éliminer l'excédent d'encre sur la plaque bien sûr, mais aussi d'essuyer la main (ou le gant), si l'on prolonge le mouvement jusqus'au papier absorbant.Cette manière de faire, permet d'obtenir un bon contraste entre les blancs et les noirs,à condition que la surface encrée reste luisante.
Si quelques points vous paraissent obscurs, n'hesitez pas à me recontacter.

Jean Aubert (Suite, voir page 2)



Dernière édition par Jean Aubert le Dim 23 Oct 2011 - 9:35, édité 2 fois

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16 Gravure au carbonate de calcium le Dim 23 Oct 2011 - 9:28

Bonjour Jean,

Encore deux précisions.
Tout d'abord, avant l'encrage définitif,je recommande dans un premier temps, de nourrir les surfaces à encrer d'un mélange
d'encre et d'huile trés fluide.(le carbonate de calcium à un pouvoir absorbant important).cette opération assure une meilleure pénétration de l'encre.
Après essuyage,on peut procéder à l'encrage final.Les parties ainsi encrées doivent présenter un aspect "satiné",terme plus approprié que luisante.

Jean Aubert

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